18/02/2026
Au Cameroun, une femme a tué ses enfants avant de mettre fin à ses jours, à la suite de l’infidélité et de l’irresponsabilité de son conjoint. Certains condamnent cet acte et disent ne pas comprendre une telle cruauté. Mais est-il vraiment « normal » qu’une mère en arrive là ?
Oui, cet acte est condamnable : ôter la vie à des innocents, même si on leur a donné la vie, reste une faute grave. Cependant, il est nécessaire de chercher à comprendre la situation. Cette femme a pu sombrer dans une dépression, se retrouver isolée, sans personne à qui se confier, ou être dépassée par les épreuves qu’elle traversait. Tout le monde ne vit pas la trahison de la même manière. Face aux difficultés, certains sont plus résilients, d’autres s’effondrent.
Il est donc important que chacun prenne conscience des conséquences que ses actes peuvent avoir sur autrui et qu’il réfléchisse avant d’agir. Cela pourrait contribuer à réduire les cas de dépression et les drames. C’est une histoire profondément douloureuse.
Certains hommes affirment que lorsqu’ils tuent ou frappent leurs épouses, on ne parle pas de dépression. Pourtant, il ne s’agit pas d’une question de genre, mais de l’humain en général. Le comportement violent de certains hommes peut aussi être lié à des frustrations, au stress ou à la dépression. Il ne s’agit pas de justifier les femmes et de condamner les hommes, mais d’interpeller chacun. Parents, conjoints, amis, proches : faisons attention à la manière dont nous traitons les autres. Nos actes et nos paroles peuvent avoir de lourdes conséquences. Soyons également attentifs à ceux qui nous entourent, surtout à ceux qui souffrent en silence. Plutôt que de les juger, apportons-leur notre aide. Certaines personnes ne parlent pas, mais leur souffrance se voit ; intervenons dans la mesure du possible pour éviter le pire.