29/04/2026
🟥🇨🇩 Clarification du Ministère de la Fonction Publique sur le processus de la mécanisation des Agents de l'Etat dits Non Payés (N.P)
VICE-PRIMATURE,
MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION ET INNOVATION DU SERVICE PUBLIC
Le Cabinet
COMMUNIQUE OFFICIEL N° 004/CAB.VPMIN/FP-MA-ISP/2026
Objet : Mise au point sur des propos inexacts relayés sur les réseaux sociaux
Le Cabinet de Son Excellence Monsieur le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Fonction Publique, Modernisation de l’Administration et Innovation du Service Public a suivi avec attention les débats récents, relayés notamment sur les réseaux sociaux, autour de la situation des fonctionnaires non payés (NP).
Le Cabinet salue l’intérêt porté à cette question essentielle et reconnaît la légitimité du débat public sur l’impératif de poursuivre les réformes de la Fonction publique en cours. Il note malheureusement que, de ces discussions, ont émergé certains propos prétendument attribués à un proche du Vice-Premier Ministre et reposant sur des chiffres inexacts, donnant lieu à des interprétations diverses.
Soucieux d’éclairer l’opinion publique et de garantir une information rigoureuse afin de préserver le climat de confiance entre l’État, les agents ainsi que les usagers des services publics, le Cabinet tient à apporter les précisions suivantes :
1. Une maîtrise rigoureuse des effectifs malgré un contexte difficile hérité du passé
La question des effectifs est bien réelle et fait l’objet, depuis plusieurs années, d’une analyse approfondie ainsi que de réponses concrètes et effectives de la part du Gouvernement. S’agissant du régime général, pour la première fois dans l’histoire de notre pays, une identification biométrique rigoureuse a permis de ramener un effectif déclaré d’environ 1 480 000 agents à 785 000 certifiés dont 600 886 identifiés physiquement à travers l’ensemble du territoire national, inscrits dans le Fichier de référence de l’Administration Publique. Il s’agit d’un assainissement structurant, qui constitue désormais la base fiable de toute politique salariale et de toute projection budgétaire.
Il convient de rappeler que ces efforts sont opérés dans un contexte hérité de politisation avérée de l’administration publique, caractérisé par des recrutements massifs et de complaisance, opérés sans respect des cadres organiques, ayant concerné près d’un million de personnes, et dont les conséquences pèsent encore aujourd’hui sur la République, et qui justifient la poursuite des opérations de contrôle et d’assainissement en cours.
2. Une mécanisation progressive avec des résultats plus que prometteurs
Face au passif important des agents non payés et à l’impératif de maîtrise de la masse salariale, le Gouvernement a opté pour une mécanisation progressive. Elle est réalisée suivant les principes cumulatifs ci-après : la disponibilité des moyens, l’équité territoriale et administrative, l’ancienneté et l’assiduité des agents concernés.
Sur la base de cette politique, en seulement 5 ans, 195 000 agents ont été mécanisés au salaire de base entre 2021 et le premier trimestre 2026, s’ajoutant aux quelque 177 000 fonctionnaires préalablement pris en charge depuis des générations. Ce processus se poursuit sans désemparer, avec pour objectif de rémunérer l’ensemble des fonctionnaires régulièrement inscrits dans le Fichier de Référence de l’Administration Publique d’ici 2027.
En parallèle, et conformément aux orientations de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’État, une nouvelle politique salariale est en cours d’implémentation. Elle vise principalement à éradiquer les exclusions, les disparités et les écarts salariaux existant entre agents d’une même administration, entre les différentes administrations, ainsi qu’entre l’administration centrale et celle déconcentrée en Province et dans les Entités territoriales décentralisées afin de garantir à chaque agent de l’État un traitement juste et équitable, à compétences et responsabilités égales.
3. Des réformes profondes implémentées pour ne plus jamais connaître les travers du passé
Dans le but de préserver les acquis des efforts jusqu’ici consentis, des réformes structurelles ont été engagées pour rationaliser les recrutements, mieux gérer les carrières, améliorer les conditions socioprofessionnelles et fluidifier les départs à la retraite via un régime de sécurité sociale nettement amélioré, mieux promouvoir l’égalité du genre et l’inclusion des personnes vivant avec un handicap. L’objectif est également de former la future élite administrative à travers l’ENA, et de promouvoir une politique de rajeunissement qualitatif et compétitif dans laquelle la chance est offerte à tous les jeunes du pays de servir l’État avec intégrité, compétence et patriotisme.
4. La nécessité d’une responsabilité collective de toutes les parties
Au regard de tout ce qui précède, le Cabinet rappelle que les défis auxquels fait face la réforme de l’Administration Publique congolaise sont structurels, hérités de plusieurs décennies, et exigent d’être gérés en toute responsabilité, de manière objective, sans passion et au-delà de tout clivage politique. Il invite l’ensemble des forces vives de la Nation, médias, partenaires sociaux, les agents publics et les citoyens à s’inscrire dans ce chantier dans une démarche de coresponsabilité dans laquelle chacun doit jouer pleinement son rôle dans l’intérêt supérieur de la République.
Fait à Kinshasa, le 29 AVR 2026
La Direction du Cabinet
Vice-Primature / Fonction Publique – Bâtiment Administratif
Croisement des avenues Boulevard du Palais de la Nation – Office des Routes
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