10/02/2026
Ces derniers jours, il y a un sujet qui me travaille.
Et franchement, qui me révolte un peu.
On entend beaucoup dire qu’il faudrait que les jeunes fassent plus d’enfants.
Alors sur l’idée, je ne suis pas contre.
Oui, on en a besoin. Oui, on pense aussi aux retraites, à l’avenir, tout ça.
Mais moi, j’ai envie de poser une vraie question :
on fait quoi, là, des enfants et des jeunes qui existent déjà ?
Parce que moi, je les vois.
Je suis conseillère en image, j’interviens dans des collèges et des lycées, autour de la confiance en soi, de l’estime, de la projection.
Et ce que je constate, c’est simple :
les jeunes vont mal.
Vraiment mal.
Recevoir une gamine de 12 ans en consultation parce que ses parents ne savent plus comment l’aider, ce n’est pas normal.
Discuter avec des lycéens de 15 à 20 ans qui doutent d’eux, de leur avenir, de leur place… ce n’est pas anodin.
Et entendre des profs dire qu’ils aimeraient juste avoir plus de temps pour parler avec leurs élèves, mais qu’ils ne peuvent pas… ça en dit long.
On leur demande d’aller vite.
D’être performants.
De rentrer dans des cases.
De choisir un avenir alors qu’ils ne savent même pas encore qui ils sont.
Mais à quel moment on leur demande comment ils vont, vraiment ?
Aujourd’hui, beaucoup de parents sont fatigués.
Beaucoup de profs sont épuisés.
Et beaucoup de jeunes sont paumés.
L’orientation, c’est devenu une énorme source de stress.
On les envoie dans des filières qu’ils n’ont parfois pas vraiment choisies.
Ils n’ont pas le temps d’explorer, de tester, de se tromper.
Ils n’ont pas le temps d’apprendre à se connaître.
Et après, on s’étonne qu’ils n’aillent pas bien.
Qu’ils n’aient pas confiance.
Qu’ils aient du mal à se projeter.
Alors oui, faire des enfants, c’est beau.
Mais faire des enfants dans un système qui ne prend pas assez soin de leur tête, de leurs émotions, de leur rythme… c’est compliqué.
Parce que des jeunes en souffrance,
ça fait des adultes en souffrance.
Et des adultes en souffrance, ça ne construit pas une société solide.
Je pense vraiment que la priorité, aujourd’hui, ce n’est pas juste de faire plus d’enfants.
C’est de prendre soin de ceux qui sont déjà là.
De leur santé mentale.
De leur confiance.
De leur donner du temps, de l’écoute, de l’espace pour se découvrir.
Parce que des jeunes bien dans leur tête,
ce sont des adultes équilibrés.
Et ce sont ces adultes-là qui auront, un jour, envie de faire des enfants.
Pas par obligation.
Mais parce qu’ils auront confiance en la vie.
❤️❤️❤️❤️Parole de Bisounours❤️❤️❤️❤️