05/07/2026
Chapitre 2 – Pourquoi l’être humain fait-il le mal ?
Avant de proposer une nouvelle société, il faut comprendre celle dans laquelle nous vivons.
Pendant longtemps, je me suis posé une question.
Pourquoi l’humanité, malgré toute son intelligence, continue-t-elle à produire autant de souffrance ?
Nous savons que tuer détruit des familles.
Nous savons que le racisme brise des vies.
Nous savons que la corruption prive des personnes de leurs droits.
Nous savons que les guerres laissent des générations entières marquées.
Alors pourquoi recommençons-nous ?
Je ne crois pas que le manque d’information soit le problème.
Jamais l’être humain n’a eu autant de connaissances qu’aujourd’hui.
Nous connaissons notre histoire.
Nous avons étudié les génocides, les dictatures, les guerres mondiales, les famines, les crimes organisés et les conséquences de la haine.
Pourtant, ces événements continuent d’exister sous d’autres formes.
Je suis arrivé à une conclusion personnelle.
L’être humain possède une immense capacité à faire le bien.
Mais il possède aussi la capacité de choisir le mal.
Ce choix existe.
Et tant que ce choix n’entraîne pas des conséquences suffisamment certaines, une partie des individus continuera à prendre le risque de nuire aux autres.
Je ne prétends pas que chaque personne est mauvaise.
Au contraire.
La majorité des êtres humains souhaitent vivre, travailler, aimer, construire une famille et être en paix.
Mais une société ne peut pas être pensée uniquement pour ceux qui respectent les règles.
Elle doit aussi être conçue pour limiter les conséquences des actes de ceux qui décident volontairement de les franchir.
Je ne cherche pas une société parfaite.
Je cherche une société qui protège davantage les innocents.
Je ne pense pas que l’on puisse supprimer totalement la violence.
En revanche, je crois qu’une société peut réduire considérablement les occasions où le mal prospère : lorsque les règles sont floues, appliquées de manière inégale ou perçues comme sans conséquence.
C’est cette conviction qui m’a conduit à imaginer KWALOUP.
Non comme un monde parfait.
Mais comme une tentative de reconstruire les fondations d’une société où la responsabilité n’est pas un mot, mais une réalité.