01/03/2026
Je croyais que la couture entrait dans ma vie en 2018.
La vérité commence plus tôt, dans un cadeau que je n’ai pas su garder.
Quelques années avant, ma grand-mère maternelle m’avait offert une machine à coudre. Je l’ai vendue. Je ne savais pas encore que j’écartais un passage.
Mes premiers points n’étaient pas des essais. Ils venaient déjà avec une forme.
La nuit, je ne voyais pas des idées vagues mais des silhouettes précises. Au réveil, je reconnaissais la coupe, le tombé, l’endroit exact où poser un mare tèt. Je n’inventais pas. Je traduisais.
Dans ma famille, on n’enseignait pas seulement la couture. On formait des mains.
Les écoles de couture transmettaient des gestes, une patience, une manière de respecter le tissu et ceux qui le portent. En reprenant, j’ai compris que ce savoir attendait simplement son moment.
Je n’achète pas mes pièces. Je ne les emprunte pas.
Chaque tenue passe par mes mains du début à la fin. C’est une règle, presque une prière. Parce que coudre, pour moi, c’est dialoguer avec ce qui m’a été confié, parfois avec les Lwa qui soufflent.
Le 28 mars, je vous invite à voir la matérialisation de cette histoire.
Ce n’est pas une collection inspirée. C’est le retour d’un appel.
Damballah & Ayida Wédo
Samedi 28 mars 2026 à 18h
34 rue de l’Escouvrier, Sarcelles
Réservations
https://my.bizouk.com/damballah-ayida-wedo
Presse : message privé