01/05/2025
Aujourd’hui, c’est la Journée internationale du travail. Et en regardant mon parcours, je me rends compte du chemin parcouru.
J’ai commencé à travailler à 16 ans. Ce n’était pas dans un bureau, ni avec un titre impressionnant. J’étais animatrice, hôtesse événementielle, prospectrice. Des postes que beaucoup qualifient de “petits boulots”, comme s’ils n’avaient pas de valeur. J’ai entendu : “Elle n’a pas vraiment travaillé.” Mais moi, je sais ce que ça m’a coûté et surtout ce que ça m’a appris.
Remplir un agenda du mardi au dimanche, aller chercher des contrats pour les animations chez les grossistes la semaine et assurer des animations le week-end aux supermarchés, c’était un défi. J’ai enchaîné les entretiens, les formations, les tests. Ce n’était pas toujours stable mais c’était mon formateur.
Ces 8 années d’expériences m’ont permis de financer mes études, de terminer le lycée, de commencer l’université. Elles m’ont appris la valeur de l’argent, la rigueur, la persévérance. Elles ont forgé mon endurance et mon professionnalisme.
Puis en 2022, une vraie opportunité est arrivée.
Une entreprise de literie m’a tendu la main. J’étais d’abord hésitante : je ne voulais pas être cataloguée une fois de plus dans un rôle commercial. Et pourtant… j’ai commencé comme conseillère clientèle, j’ai été promue commerciale un an plus t**d. Ce poste, c’était mon tout premier CDI — une fondation solide après des années de travail précaire, mais passionné.
Et puis il y a six mois, une nouvelle porte s’est ouverte.
Un RH qui a cru en moi, un manager qui m’a soutenue, et me voilà avec des compétences que je n’aurais jamais imaginé développer. J’ai enfin pu sortir de l’étiquette “vente” pour montrer d’autres facettes de ce que je peux apporter.
Alors oui, je suis fière.
Fière de mon parcours, de mes débuts dans des métiers souvent invisibilisés, fière de ne pas avoir lâché. Ce n’est pas encore le sommet, mais chaque étape compte. Je suis fière de ce que je suis devenue.