02/04/2022
SONKO, notre pop star à nous
« Ku bott bukki, xaje mbow la ».
Face à l’avalanche de tentatives de déconstruction de l’image du président Ousmane Sonko, nous réalisons ô combien les sages Wolofs ont raison! Qu’est ce qui fait la force de cet homme ? Un jour, il nous a avoué que sa force se trouve auprès de sa mère qui est d’une sérénité étonnante. Elle est imperturbable nous a-t-il révélé. Par ailleurs, l’homme est d’une foi inébranlable en Dieu. Mais encore, le salut de cet homme est à rechercher dans son offre politique. Il nous propose une rupture avec l’establishment qu’il a retenu sous le vocable de système. Encore une fois, l’apport fondamental de Pastef et de son leader est l’analyse faite sur l’origine de notre re**rd économique qu’ils ont trouvé dans les rouages du système. L’offre politique proposée porte sur sa refonte en le débarrassant de toutes ses souillures qui plombent notre bien-être social. Sonko poursuit obstinément l’idéal d’un ordre social, économique et politique nouveau dans lequel la République garantira les mêmes droits et les mêmes obligations à tous ses citoyens. « Lu niep bokk niep jot ci ». Cette offre politique, débarrassée de toute idéologie pour s’adosser au pragmatisme, rompt avec celles jusque-là connues. Ce qui en fait une évolution aux allures d’une révolution dans nos mœurs politiques.
La jeunesse sénégalaise longtemps laissée à elle-même trouvera en cet homme le leader charismatique de ses rêves. Sonko n’est pas élitiste. Sans basculer dans le populisme, il est pour l’éveil des masses, des couches populaires. Il a avoué dans son ouvrage Solution que seule une véritable masse critique est susceptible de renverser la vapeur pour un meilleur devenir de la nation. Cet objectif ne nécessite pas de s’enfermer dans une rhétorique savante sur la politique. Il s’agit tout simplement par une démarche pragmatique d’apporter un changement qualitatif dans la gestion de la chose publique et de garantir une meilleure justice sociale.
Qui plus est, il nous promet de décomplexer nos rapports avec l’ancienne puissance colonisatrice. Il ne promeut pas le protectionnisme et n’ambitionne pas de s’attaquer aux biens des ressortissants étrangers se trouvant sur notre territoire. Mieux que quiconque, il sait qu’aucun Etat ne peut vivre en autarcie. Néanmoins, il est en droit de réclamer des partenariats mutuellement bénéfiques dans la dignité avec n’importe quel Etat fusse-t-il ancienne puissance colonisatrice. C’est là que le méprisant discours élitiste à l’égard des masses s’étiole. Ce qui se passe aujourd’hui, c’est que la jeunesse ne croit plus à cette élite qui a perdu le continent. Coptée par l’establishment français ou tapis dans les couloirs ténébreux de la maçonnerie française, cette élite a sacrifié le peuple sur l’autel de la fraternité maçonnique et du confort garanti dans le froid glacial d’Europe. Les élites sont en déphasage total avec le peuple car ils se bornent malencontreusement à réciter les schémas conçus par leurs maitres à penser. Elles sont instauré une gouvernance sombre et vicieuse fondée sur le népotisme, le détournement, l’enrichissement illicite, la corruption…
Le vaillant peuple Sénégalais, notamment la masse silencieuse, longtemps insensible à l’activité politique, attendait Sonko. Il l’attendait parce qu’il avait urgemment besoin d’un recentrage des valeurs dans le discours politique. Le projet de Pastef s’articule autour du travail, de l’éthique et de la fraternité en plaçant au cœur de son action un patriotisme sans faille. Ces valeurs constituent le socle de nos traditions négro-africaine, judéo-chrétienne, arabo-musulmane et républicaine. L’arrivée de notre formation politique et de Sonko a entrainé un changement de paradigmes dans l’appréhension de la politique ces dernières années. Tel un effet boule-de-neige, ces valeurs constituent le viatique de nouvelles formations politiques et la trame de fond de leurs discours. C’est un phénomène que les politistes doivent observer dans la perspective d’une future description de l’évolution des mœurs politiques du Sénégal. En effet, si jusque-là les partis politiques s’identifiaient à des idéologies, à présent ils se définissent à travers des valeurs. En témoigne la dénomination des formations politiques post-Pastef.
Tout changement étant difficile, les tenants du Système ont senti leurs intérêts menacés. Entendons-nous bien. Nous ne disons pas que toutes les nouvelles formations politiques qui s’identifient à des valeurs désirent le dépérissement du Système. Certaines en sont mêmes sa nouvelle figure et entraineraient sa perpétuation. C’est l’éternelle capacité d’adaptabilité du Système face à l’anti-Système telle que décrite par Cheikh Amed Tidiane Sy Al’Almine (CUDIS). Dans un article, à travers une approche dialectique, il a démontré « la capacité de résilience politique de notre pays quand l’intérêt supérieur du Système tant décrié est en jeu ». Reprenant La Fontaine, il renchérit : « le Système ‘‘se plie, mais ne rompt jamais’’ ». A ses yeux, il est à l’image du phœnix. Par sa nature, il prédispose de réelles et immuables capacités de se régénérer. Pour C.T.S. Al’Amine, l’arrivée périodique de l’anti-Système est nécessaire car étant à la base de la force du commencement indispensable à la renaissance du Système. De son côté, Sonko n’a pas perdu de vue que le Système se régénère grâce à l’anti-Système. Mais, à rebours de C.T.S. Al’Amine qui affirme que c’est du fait que le peuple s’y plait, Sonko estime que c’est plutôt lié à la peur et à l’inaction de l’anti-Système.
Le tort de Sonko est de s’attaquer au Système. La riposte a été lourde de conséquences. Il est vrai que le doyen Amady Aly Dieng, nous rapporte que « les attaques personnelles, les injures, les voies de fait et les calomnies ont toujours été utilisées à des fins de propagande électorale… ». Cependant, jamais dans l’histoire politique du Sénégal, un acteur n’a été victime d’autant de propos infamants et d’agressions. Il est peint sur un tableau macabre dont le dessein est de le ridiculiser. De sa radiation de la fonction publique à l’affaire Sweet-beauté, les tenants du pouvoir ainsi que tous les tireurs embusqués cherchent à l’humilier. Que dire de la volonté de Me Dialy Kane qui a avoué que le but du procès de cette rocambolesque histoire est de prouver que Sonko ne vaut pas son pesant d’or. Ne parlons pas du message envoyé par inadvertance à un avocat de la défense de Sonko et qui a fini par faire le tour des réseaux sociaux. Cette affaire ne va au-delà d’une tentative éhontée de déconstruire l’image d’un opposant de plus en plus porté par son peuple.
Malheureusement, la presse est à l’avant-garde de ce combat avec l’émergence de spécialistes sur Sonko. Ils sont constitués de journalistes (politiques, sportifs…), d’animateurs, d’influenceurs. Quelle pagaille ! Sur les plateaux de certaines télévisions et sur les ondes de certaines radios, on tire ouvertement sur sa personne. On y trouve des journalistes et animateurs qui nourrissent une haine viscérale sur l’homme, capables de tronquer ses propos pour distiller des contre-vérités. Certains se plaisent dans l’imagination de scénarios catastrophiques sur son destin politique. La presse devient la caisse de résonnance de l’exécutif. D’aucuns, parmi eux, lui reprochent de fragiliser la République en ne ménageant pas les institutions, d’exercer une influence pernicieuse sur la jeunesse par la manipulation des masses, d’alimenter le discours anti-français, de menacer les confréries et la stabilité du pays. Cette presse le qualifie d’être un homme de terreur. Pour schématiser, tant que le président Macky Sall égorgeait sans état d’âme ses adversaires, il était un génie voire une redoutable bête politique. A présent qu’on a un opposant qui a du répondant, celui-ci passe pour un homme de terreur. Trouvez l’erreur chers camarades patriotes. Le Parti-Etat est prêt à tous les sacrifices pour casser l’image de son principal opposant. Ce qui en fait un fonds de commerce comme toute pop star. Cette volonté de le nuire a atteint son paroxysme avec la récente participation dans cette entreprise de liquidation politique du triumvirat médiatique français : le Monde, Radio France internationale (RFI) et Jeune Afrique (JA).
Retour sur quelques arguments contestables.
Chers camarades du Pastef, ayons la même abnégation que notre bien aimé leader. Certains, dans l’espace public distillent de manière assez subtile l’idée selon laquelle : « Celui qui n’est pas n’importe qui ne doit pas se rendre n’importe où ». Ils peuvent être de bonne foi. L’idée en elle-même est juste. Dans sa version extrême, elle relève de la sagesse. Toutefois, Sonko ne s’est pas rendu n’importe où. S’il est vrai que les salons de massages n’ont pas bonne presse, une telle conclusion ne s’impose pas à Sweet beauty quand on sait que dans ce salon y vivait toute une famille. Quelle offense à la raison que de vouloir faire croire qu’une dame puisse transformer chez elle, sous la bénédiction de son époux, sous le regard innocent de sa progéniture, sous la bienveillance de sa famille et de sa belle-famille, sous le silence complice des amis et dans l’indifférence et la tolérance des voisins, en un lieu de débauche ! Notre leader était dans ce salon parce qu’il le trouvait descend et suffisamment sûr.
Le revers de cette idée est ardemment soutenu par d’autres. Ces derniers estiment que Sonko ne devrait absolument pas se soumettre à des masseuses mais plutôt à des kinés. Quel raccourci ! Les tenants de cet argument confondent lourdement la santé et la médecine. Dans une réponse à un manifeste signé par des universitaires en Droit, le professeur Ismaila Madior Fall rappelait que « tout le monde peut parler de mines mais seuls les géologues parleront de géologie. Tout le monde peut parler de santé mais seuls les médecins parleront de médecine ». Ceci démontre le hiatus qui existe entre la santé et la médecine. Au paragraphe 2 de la Constitution de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la santé est définie comme « un état de bien-être général… ». Donc, elle transcende le cercle savant des médecins et des spécialistes. En témoigne la controverse sur le traitement de la Covid.19 en Afrique liée à l’introduction de l’artemisia. Par ailleurs, en tant que négro-africain, on ne peut contester le recours fréquent à des méthodes réfutées par la médecine et qui, malgré tout, permettent de recouvrer un état de bien-être.
Chers Camarades Patriotes, dans cette affaire, il n’y a qu’une seule question qui vaille : l’objet de la plainte, rien que l’objet de la plainte, tout l’objet de la plainte.
M. D.
Vive le PROS !
Vive Pastef/les Patriotes !
Vive Yewwi Askan Wi !
Vive la Mère Patrie, le Sénégal !