14/08/2024
Comment j'en suis venue à vendre les friperies sur Facebook ?
Il faut savoir que j'ai eu ma licence en droit en 2015 à l'université de Parakou. Ensuite, je suis rentrée sur Cotonou pour ce qui était censé être un court séjour, mais je ne me suis jamais retournée.
Alors, en attendant de trouver un boulot, ma soeur Contesse Kokoye m'a recommandé la filière des friperies à Allada. Il faut dire que les friperies y coûtaient très moins chers et qu'il suffisait d'être un lève-tôt et d'avoir beaucoup de patience et de courage pour trouver des pièces vraiment uniques.
Ensuite, je rentrais sur Cotonou après avoir pris le temps de faire le tour de mes connaissances qui avaient des filles et je me faisais facilement du 300% et malgré cela, mes articles étaient toujours moins celles que celles des vendeuses de friperies de Cotonou.
Quand en 2018, j'ai embrassé la rédaction web, j'ai laissé tomber la vente de fripes pour me concentrer exclusivement sur cela. Au début, j'allais encore en agence et j'aurai pu continuer en vendant à mes collègues. Mais je suis rapidement passée en freelance et je n'avais presque plus de contact avec le monde extérieur donc plus de clientes.
Il y a trois ans, je me suis relancée, essayant d'écouler ça autour de moi, mais franchement c'était compliqué. J'ai à nouveau pris une pause d'un an avant de recommencer avec les dernières vacances scolaires avec la ferme intention de me lancer sur les réseaux sociaux.
Je me suis demandée : pourquoi ne pas rentabiliser le temps que je passe ici ? Je ne sors pas, mais en un post, je peux toucher de nombreuses personne en plus, pour la livraison rien ne m'oblige à y aller moi-même !
J'avais ma cible : les femmes. Par contre, j'ai commis une énorme erreur : ne pas définir de niche. J'y travaille. Je n'avais pas pris conscience de certaines choses. Heureusement, il y a des gens qui me poussent dans l'ombre. Des amis, des partenaires d'affaires qui se sont donnés pour mission de ne pas laisser ma flemmardise légendaire gâcher les choses. Les résultats, vous les verrez dans les jours et les semaines qui viennent.
Parfois, je me sens lasse et déprimée par toutes ces journées sans réaliser la moindre vente. Mais je me souviens que je suis avant tout rédactrice web et que je suis aussi une DJIBODE ! Je me rappelle que ma meilleure amie a crû en moi et a décidé de m'épauler dans ce projet et que je n'ai pas le droit de nous décevoir, ni elle ni moi !
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Je suis Eulogia DJIBODE (mon nom sonne comme une mélodie à mon oreille chaque fois que je le prononce), rédactrice web freelance en recherche de reconversion. Je suis aussi la promotrice de l'e-boutique Ewa Dressing.
Je participe au challenge au challenge de Serge Mahugnon avec Débora Azon, Kady Comlanvi Gboyou, Olouwa Chériane Chèrifathe et de nombreuses autres personnes.
PS : Voici une pièce de ma collection, parfaite pour vous accompagner à La Vague Blanche. C'est une taille M.