06/06/2026
Lors de l’une de mes navigations sur TikTok, je suis tombée sur la rediffusion d’un panel animé par Aya Robert sur son propre compte. Au cours de ce panel, une jeune fille que je désignerai sous le prénom d’emprunt Faustine est intervenue à visage découvert afin de confesser les torts considérables qu’elle avait causés à l’une de ses anciennes camarades de classe. Rongée par les remords, elle sollicitait l’aide d’Aya Robert pour tout lui révéler et obtenir le pardon de celle qu’elle avait profondément lésée.
L’histoire se déroule durant leurs années de lycée, une période relativement récente. Depuis la classe de seconde, Faustine entretenait une amitié étroite avec une jeune fille que nous appellerons Solange (nom d’emprunt). Cette dernière, de leur âge, vivait avec un handicap au pied et était issue d’un milieu particulièrement modeste. Malgré les nombreuses difficultés auxquelles elle faisait face, Solange faisait preuve d’une remarquable détermination. Grâce à divers petits emplois en parallèle des cours, elle parvint à participer à une tontine dont les bénéfices lui permirent d’acquérir un premier réfrigérateur afin de produire et commercialiser des jus et des glaces. Elle souhaitait ainsi gagner en autonomie et ne plus dépendre de Faustine, qui l’avait auparavant soutenue. Son objectif était noble : financer sa scolarité, contribuer aux charges de son activité et payer son loyer, puisqu’elle résidait dans la localité où elle poursuivait ses études secondaires. Faustine approuva cette initiative et s’en réjouit, sans toutefois mesurer l’ampleur de l’évolution que connaîtrait l’activité de Solange.
Solange était par ailleurs très appréciée au sein de leur établissement. Son courage et sa simplicité suscitaient l’admiration générale, si bien que partout où elle se trouvait en compagnie de Faustine, l’attention et les marques d’affection se portaient naturellement sur elle. Sans en faire état, Faustine en éprouvait intérieurement une jalousie grandissante.
Solange partageait régulièrement ses projets et ses réussites avec Faustine, qu’elle considérait comme une véritable sœur. Au départ, cette dernière semblait se réjouir sincèrement des progrès de son amie. Toutefois, le commerce de Solange connut une expansion rapide. Après l’acquisition d’un second congélateur, elle en acheta un troisième à crédit auprès des commerçants Libanais avec lesquels elle entretenait une relation de confiance, ayant déjà honoré les précédents paiements. Cette ascension devint peu à peu insupportable aux yeux de Faustine, qui s’en enquit à plusieurs reprises auprès de Solange.
Un jour, alors qu’elle rendait visite à Solange, Faustine lui demanda si elle possédait des photographies sur lesquelles elle apparaissait seule. Sans méfiance, Solange lui en présenta plusieurs, avant de les ranger puis de sortir un instant dans la cour. Profitant de ce moment d’inattention, Faustine subtilisa discrètement une photographie de Solange ainsi qu’un vêtement qu’elle affectionnait particulièrement. Solange ne s’en aperçut pas. Quelques jours plus t**d, Faustine lui fit croire qu’elle avait simplement conservé l’une de ses photographies à son insu, en guise de souvenir, ayant omis de le lui préciser. Solange lui répondit avec douceur qu’elle aurait préféré qu’elle en fasse la demande, tout en précisant qu’elle la lui aurait volontiers accordée sans hésitation, car elle la considérait comme une sœur.
Par la suite, Faustine contacta l’une de ses amies que Solange ne connaissait pas, habituée à fréquenter des féticheurs, afin d’être mise en relation avec l’un d’eux. Une fois chez ce dernier, elle lui remit la photographie de Solange ainsi que son vêtement. Selon ses propres aveux, elle demanda expressément qu’aucun mal physique ne soit infligé à Solange, mais que toutes ses activités commerciales soient frappées d’échec.
À partir de ce moment, les activités de Solange commencèrent à péricliter. Ses glaces et ses jus, autrefois très prisés, ne trouvaient plus preneur, même durant les périodes habituellement favorables au commerce, notamment en période de carême. La situation devint progressivement difficile : les factures s’accumulaient, les réfrigérateurs fonctionnant en continu sans générer de revenus suffisants, tandis que Solange peinait à subvenir à ses besoins essentiels et à s’acquitter de son loyer.
Ignorant l’origine de ses difficultés, Solange se confia à Faustine. Elle lui fit part de sa détresse et de son incompréhension face à cette chute brutale. Faustine, feignant la compassion, la rassura en évoquant de simples fluctuations inhérentes à toute activité commerciale.
L’épisode le plus cruel survint à l’approche des épreuves du baccalauréat. La veille de l’examen de français, Faustine rendit visite à Solange. Celle-ci lui expliqua qu’elle comptait se rendre chez leur professeur afin de réviser une dernière fois. Devant elle, elle rangea soigneusement sa convocation et ses stylos dans son sac, puis le déposa dans un coin de la pièce.
Profitant une nouvelle fois d’un moment d’inattention, Faustine déroba discrètement la convocation. Le lendemain, persuadée d’avoir tous ses documents, Solange se rendit à son centre d’examen. Ce n’est qu’au moment du contrôle qu’elle constata son absence. Malgré ses efforts pour en obtenir une réimpression dans un cybercafé proche, le temps perdu fut considérable et elle ne put accéder à la salle de composition dans les délais requis.
Après les épreuves du baccalauréat, Solange confia à Faustine que sa situation devenait insoutenable. Résignée, elle envisageait de vendre ses congélateurs et de quitter la localité pour rejoindre une parente à Abidjan, afin d’y trouver un emploi et poursuivre ses études plus t**d. C’est ainsi que leurs chemins se séparèrent.
Aujourd’hui, selon ses propres déclarations, Faustine vivrait dans le tourment, le poids de ses actes l’empêchant de trouver la paix. Animée par le désir de tout révéler à Solange et d'obtenir son pardon afin d'avoir la conscience tranquille, elle a choisi de révéler publiquement la vérité lors du panel d’Aya Robert.
En observant son visage, visible sur sa photo de profil, j’ai été frappée par son extrême jeunesse. Elle doit avoir dix-huit ou dix-neuf ans, tout au plus le début de la vingtaine. Je me demande, comment une personne si jeune peut-elle nourrir une telle jalousie, une telle rancœur et une telle cruauté envers une camarade déjà éprouvée par la vie, ne disposant d’aucun soutien véritable et ne comptant que sur son courage pour s’élever ?
La vidéo dure environ onze minutes ; sans cela, je l’aurais jointe à cette publication ou en commentaire.
Que Dieu nous préserve de ce genre d'amitiés 🙏