21/04/2026
💪 Le fait main, l'avenir de demain!
Aujourd’hui, je suis passée à l’antenne dans l’émission d’Estelle Denis sur RMC. Le sujet était : « Les boutiques éphémères : utilité ou intox ? »
J’ai décidé de prendre la parole car il est temps de rappeler une vérité essentielle : le fait main est l'avenir, mais il ne survivra que si nous soutenons réellement nos artisans.
📌L'hypocrisie de la consommation
Lors de la pandémie de Covid-19, les Français étaient bien contents de trouver des petits artisans et des producteurs locaux pour les aider à se nourrir et se protéger. À l'époque, tout le monde criait haut et fort qu'il fallait revenir aux produits locaux.
Puis... ce ne furent que de belles paroles. Les habitudes de consommation internationale ont repris le dessus et nous, les petits créateurs, sommes retournés dans l’ombre.
🤬La concurrence déloyale
Il fut un temps où nous vendions sur les marchés, mais aujourd'hui, les chiffres s'effondrent. Certains organisateurs ne mettent plus l’artisanat en avant et mélangent le « fait main » avec des « chinoiseries ».
Comment rivaliser ? * Nos matières premières sont de qualité mais coûteuses.
• En face, des produits industriels sont fabriqués à bas coût, parfois par des enfants.
• Sur Internet, sans un référencement hors de prix, nous sommes noyés dans la masse.
🥰La boutique éphémère : une solution vitale
Oui, nous profitons de locaux vides pour nous implanter quelques mois. C'est un compromis gagnant-gagnant :
• Pour les galeries commerciales : Cela comble les cellules vides et redonne de l'attrait aux centres-villes.
• Pour nous : Cela nous offre une visibilité directe auprès d'une clientèle qui ne nous chercherait pas en ligne.
Il faut arrêter de dire que nous n'avons pas notre place dans ces lieux sous prétexte que c'est de la « surconsommation ». Nous avons besoin de vendre pour vivre.
✨️Le prix du savoir-faire
Quand j’entends Estelle Denis dire que mes produits sont « chers », je bondis. Derrière mon prix, il y a un parcours :
• 4 ans d'études à me lever à 4h du matin, prenant le train avec ma fille de 3 ans pour obtenir un diplôme reconnu.
• 4 ans de sacrifices, à manger des pâtes pour payer mes factures pendant ma formation.
Un savoir-faire se rémunère. Un diplôme se respecte. Mes créations, elles, ne durent pas trois mois : elles ont une âme et une longévité que l'industrie n'aura jamais.
Alors oui, je défends le VRAI FAIT MAIN. Les boutiques éphémères sont notre vitrine, l'endroit où notre passion rencontre enfin son public.
Serrons nous les coudes!