Salut les Bobines

Salut les Bobines Salut les Bobines est né sur le port de commerce de Brest, en juin 2008, après que j'ai quitté l'Education Nationale où j'étais professeure de géographie.

SLB vous accompagne dans la création de vos vêtements sur mesure, de la conception à la couture, en passant par la mise au point du patron : vous créez des vêtements uniques, quel que soit votre niveau! Enseignante donc depuis toujours, j'ai mis au point des cours de couture "mais pas que", intégrant des notions de modélisme (patronnage), selon une méthode adaptée au grand public, laissant une gra

nde part à la créativité et l'initiative personnelle, pour transmettre une passion datant de l'enfance. La couture développe la rigueur, la précision, la patience, la vision dans l'espace, mais titille aussi les sens par le toucher, les couleurs, les textures... SLB propose des cours en formation libre pour tous les niveaux (si si, même grands débutants!) et de la formation professionnelle. Depuis 14 ans, j'accompagne chaque année l'élaboration de centaines de projets en sur-mesure, pour la femme, l'homme et l'enfant.

13/06/2026

"Notre mission : vous protéger" : vraiment ?

Récemment en arrêt maladie (maintenant je vais bien !), j’ai sollicité les services de ma prévoyance santé pour la première fois en 13 années de cotisation pour un arrêt de travail de plusieurs semaines. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que je n’ai pas été déçue du “voyage” … Sur le site du prestataire, les choses sont pourtant présentées comme “simples” et “rapides” : vous déclarez votre arrêt de travail, vous êtes indemnisé 10 jours plus t**d. Ah ah ah …

Première surprise : la déclaration de l’arrêt de travail se fait numériquement sur une application, dont les questions ne correspondent pas à la situation déclarée. Les erreurs déclaratives inévitables qui en découlent sont suivies de demandes incessantes de justificatifs en dépit des courriers expliquant l’erreur d’interprétation initiale. La durée du traitement du dossier est de plusieurs semaines avant d’entrer en relation par mail avec un interlocuteur qui fait part des demandes de justificatifs du médecin conseil.

Par ailleurs, les demandes de justificatifs du médecin conseil de l’assurance qui suivent la déclaration induisent une sensation de soupçon d’abus par défaut : fourniture obligatoire des résultats d’analyses et d’examens, des prescriptions, d'un courrier du médecin traitant (!), par le biais d’un intermédiaire sans aucune possibilité de donner des éléments sur le contexte (en l’occurrence dans mon cas mon état n’était pas accompagné de résultats probants ni d’un diagnostic précis, ce qui a évidemment rendu les démarches de preuve éminemment complexes).

Au bout d’une vingtaine d’échanges par mail, j’ai fini par rédiger un courrier incendiaire dénonçant le peu de respect et de confiance dont fait preuve cet établissement vis-à-vis de ses cotisants, le caractère impersonnel et inefficace du dispositif qui ne s’avère pas du tout à la hauteur des sommes investies au fil des années (plusieurs dizaines de milliers d’euros en ce qui me concerne sur une période de 13 années, car oui, mis bout à bout ça fait une somme !). Suite à ce courrier, ma situation s’est débloquée et j’ai fini par être indemnisée au bout de 2 mois.

Ce que je retiens de cette expérience c’est qu’en cas d’arrêt maladie il faut être (en plus d’être malade) armé jusqu’aux dents pour faire valoir ce qui devrait être un DROIT, durement acquis par des cotisations très onéreuses. Cette procédure a tout d’une intentionnelle démarche de dissuasion pour les cotisants de recourir à un service pour lequel nous payons extrêmement cher. J’ai connaissance d’un certain nombre de cas de travailleurs non salariés qui ne se sont pas terminés aussi favorablement que le mien (est-ce parce que j’ai menacé que j’ai été indemnisée ? Parce que j’ai tenu sur la durée ? que mon médecin a finalement accepté de rédiger un courrier, ce qu'il n'était absolument pas tenu de faire ?) et cela me met en colère : nous, les indépendants, nous travaillons dans un contexte de risque permanent. Bien que payant pour des services de protection en cas de défaillance, je constate qu’il est extrêmement difficile de trouver du réconfort auprès de ces établissements.

Et vous ? Cotisez-vous à une prévoyance ? Avez-vous déjà eu des problèmes en cas d’arrêt maladie ?

J’espère que vous allez bien. Aller bien n’est pas toujours possible et le moins que puissent faire ces organismes est de nous soutenir au lieu de nous enfoncer. Manifestement, on est loin du compte …

Score des évaluations sur le site de l'assureur : 4,8/5
Score sur les sites comparateurs : entre 1,2 et 1,6/5

La couture, c'est fini". Vraiment ?Sur sa chaîne Youtube, Couture enfant fait un état des lieux alarmant de la pratique ...
08/06/2026

La couture, c'est fini". Vraiment ?
Sur sa chaîne Youtube, Couture enfant fait un état des lieux alarmant de la pratique de la couture aujourd'hui, basé sur les nombreuses fermetures d'enseignes (magasins de tissu, merceries, magazines de patrons, designers de patrons etc.). Avec l'annonce de la fermeture de l'emblématique mercerie La Droguerie à Nantes cette semaine, on voit bien qu'en effet il se passe quelque chose. A Brest, 3 lieux de vente de tissu ont fermé en quelques mois : Toto, Self tissu et Bouchara. Est-ce le signe d'un essoufflement d'une pratique ou d'un problème économique plus large qui touche l'ensemble des activités commerciales ? Je penche pour la seconde hypothèse. Notamment parce que j'ai toujours pensé que la couture n'était pas une mode mais une tendance de fond (c'est d'ailleurs étrange de considérer une pratique en lien avec l'un de nos besoins essentiels, nous habiller, comme une mode 🤔, ce qui peut être considéré comme une mode c'est cette manie de montrer ce que l'on fait et tout le business qui tourne autour. Et ce n'est pas parce qu'on ne montre pas qu'on ne fait pas 😉). Bref, la couture, ce n' est pas fini. Ce qui est ébranlé, c'est toute la filière industrielle textile, comme en témoignent les nombreuses faillites de l'industrie du Prêt-à-porter français ces dernières années. Acheter du tissu et des articles de mercerie (de qualité) est devenu un parcours du combattant, ce qui pousse d'ailleurs nombre de créateurs et créatrices à recourir à la seconde main. Mais non, l'envie de coudre n'a pas disparu pour autant ! L'ensemble de la filière va devoir se réorganiser, c'est sûr mais ce qui est sûr aussi c'est que la couture, elle, n'est pas finie !

A cause d'un arrêt involontaire de mes activités ces deux derniers mois, j'ai pris un peu de ret**d dans mon travail pou...
02/06/2026

A cause d'un arrêt involontaire de mes activités ces deux derniers mois, j'ai pris un peu de ret**d dans mon travail pour préparer la saison à venir. Mais comme je vous l'annonçais en décembre dernier, 2026-2027 sera l'année du changement à l'atelier !
Il y aura toujours des cours, mais différents, et pas uniquement. Ce que je prépare et ce que nous envisageons demande énormément de travail de préparation (et même un réaménagement intérieur de l'atelier) : si l'ensemble est assez clair, les détails sont encore à peaufiner. Est-ce que ça va marcher ? On finit par se dire que le seul moyen de le savoir ... c'est d'essayer !
A bientôt donc pour vous donner des nouvelles de ce qui se trame (et promis, ça sera dans pas longtemps 😊).

25/05/2026

Le patron parfait n'existe pas
Evidemment, écrire une telle phrase ici sonne comme une provocation. Et pourtant, c'est une réalité. Un vêtement à la limite peut être parfait, quand l'alchimie fonctionne entre le patron, le tissu et la personne à qui le vêtement se destine ! Mais c'est une chose ... rarissime ! Et cela arrive parfois ... presque par hasard.
Quand vous faites le plan d'un jardin à partir d'un plan de la parcelle (le patron), vous imaginez dedans un bosquet d'hibiscus, ici une haie de buis, là une glycine ou encore des parterres d'hellébores. Vous êtes persuadé d'avoir dessiné le jardin parfait. Et puis, une fois fait, vous vous apercevez que l'exposition n'est pas idéale, que la nature du sol n'est pas aussi propice que cela aux espèces que vous aviez prévues, que le vent est plus fort et que des nuisibles ou des maladies endommagent vos plants. Ou encore que les usagers du jardin ne l'utilisent absolument pas comme vous l'aviez prévu ! Mais vous pouvez tout aussi bien ne pas avoir conçu un plan parfait, un plan dont vous n'êtes pas tout à fait convaincu(e), et parfaitement "réussir" votre jardin !
Et bien en couture, c'est exactement pareil. Vous aurez beau avoir conçu un "patron parfait" selon vos critères, et même cousu une toile qui vous semble "parfaite", le vêtement que vous coudrez à partir de ce patron pourra être parfaitement raté. Parce qu'il n'est pas confortable pour la personne qui le porte, qu'il ne correspond pas à ses attentes, mais surtout, parce que le tissu ne rend pas l'effet attendu parce qu'il est ou trop épais, ou trop mou, ou trop raide... Pire que cela : un tissu n'est pas une donnée stable dans le temps. A l'usage, ses propriétés changent, plus ou moins, comme un jardin vit sa propre vie. Ses propriétés dimensionnelles, mais aussi son aspect peuvent varier. Et cela, il est très difficile de l'anticiper (d'autant que la personne peut "mal" entretenir le vêtement et accélérer sa dégradation) à moins d'avoir déjà utilisé la matière et bien la connaître.
Coudre soi-même, c'est donc s'exposer au risque de la déception. Constamment. Une véritable école de l'humilité ! Toutes ces influenceuses qui nous vendent le patron parfait et semblent nager dans un bonheur indécent ne racontent évidemment pas les galères qu'elles ont traversées pour (éventuellement) en arriver là ! Les ajustements qu'il a fallu faire sur le patron ou les difficultés rencontrées à le concevoir soi-même ainsi que le temps passé, les problèmes rencontrés lors de la couture, les problématiques liées à l'entretien du tissu etc. : tout cela n'étant pas très instagrammable, on ne le dit pas.
Mais que le patron ne soit pas parfait n'est pas une chose grave. Ce qu'il faut, c'est que le patron soit suffisamment réussi pour permettre de créer une pièce qu'il faudra de toute façon probablement à nouveau retoucher une fois bâtie. L'objectif, ce n'est pas la perfection, c'est la satisfaction. Celle de coudre une pièce non pas pour épater la galerie, mais pour se faire suffisamment plaisir à soi ou à la personne pour qui on coud, que ce soit un(e) client(e), un(e) ami(e). Coudre, c'est se confronter à la réalité de la matière et aux caprices de l'art. La réalité étant souvent complexe et taquine, on doit composer avec ses imprévus et accepter que non, la perfection n'est pas légion. Depuis que je couds, je compte sur les doigts d'une main les pièces que j'ai trouvées parfaites pour moi-même ! Ce sont des vêtements pour lesquels l'alchimie patron-tissu-attentes a fonctionné : c'est peu, mais en réalité ce qui est intéressant c'est le voyage pour y arriver et de savoir que, si on n'est pas sûr(e) d'arriver à destination, on n'est pas non plus à l'abri d'une très bonne surprise !
Bref, il faut se détendre et savoir conserver le plaisir qu'on éprouve à coudre sans chercher l'absolu à tout prix (spoiler : sinon ça peut gâcher le plaisir du voyage). La perfection, c'est une direction, pas un but que l'on atteint à chaque fois.
Mon travail à moi c'est de vous aider à être suffisamment satisfait(e)s, pas d'atteindre la perfection ;-)

25/04/2026

Vente de machines et matos couture -tricot-tissage à la Pince

Me croirez-vous si je vous dis que ces trois pièces sont réalisées à partir du même patron de base ? Une blouse en doubl...
30/03/2026

Me croirez-vous si je vous dis que ces trois pièces sont réalisées à partir du même patron de base ? Une blouse en double-gaze, un coupe-vent en toile de coton et un manteau en laine doublée sont tous les trois issus d'un gabarit en taille standardisée mis à la taille de leur destinataire 😉 (prototypes en vue d'un projet à venir bientôt ! Enfin, à vrai dire, plusieurs projets 😁)

Une étiquette Made in Europe qui coûte cherL'image que j'ai postée hier ne choque plus personne... Est-ce parce que c'es...
28/03/2026

Une étiquette Made in Europe qui coûte cher

L'image que j'ai postée hier ne choque plus personne... Est-ce parce que c'est l'Inde et qu'on s'est habitués ? Est-ce parce qu'on ne veut pas voir ?
J'ai mené ma petite enquête sur un pays proche de nous, dont les conditions de travail sont pires qu'en Chine : la Bulgarie.
Ce petit pays de 7 millions d'habitants, entré dans l'UE en 2007, le plus pauvre, compte 3000 PME dans le textile, travaillant presque toutes pour l'Europe occidentale. Moins cher que la Chine, notamment en raison de :
- la proximité géographique (délais moins longs, pas de droits de douane)
- le niveau du salaire minimum (315€/mois en 2024)
- temps de travail hebdomadaire >50h/semaine, 6 jours/7
- retraite d'une ouvrière du textile : 150€/mois
- code du travail permettant de diminuer le salaire quand les objectifs de productivité ne sont pas atteints

De nombreuses marques françaises recourent aux services d'entreprises bulgares dont elles tirent un profit évident en raison de leurs tarifs de fabrication dérisoires par rapport aux prix de vente en boutique...

Exemple : entreprise Pirin-tex (prêt à porter)
Temps de fabrication d'un manteau : 182'41" (3h)
prix de vente à la marque : 29€
Prix de vente en boutique : 449€ (x 15!)
Salaire des employés : de 150 à 350 €

Exemple : entreprise MIK-BG (haut de gamme, luxe)
Temps de confection d'une robe en soie : 12h
Prix de vente à la marque (estimé ) : 40€
Prix de vente en boutique à Paris : 700€
Salaire des employées : 500€/mois

Dans ces conditions, les entreprises bulgares peinent à recruter de la main d'oeuvre qualifiée : 90 000 Bulgares prennent le chemin de l'exil chaque année...

Ailleurs en Europe, un certain nombre de pays exploitent les migrants (notamment les pays d'entrée dans l'Europe comme l'Italie, la Grèce, et même l'Angleterre) dans des structures où le droit du travail n'est pas respecté...
Le Made in Europe n'est pas une garantie que les travailleurs travaillent dans des conditions dignes. D'ailleurs, aucun atelier n'est autorisé à divulguer le nom des marques pour lesquelles ils travaillent !
Quand vous verrez Made in Bulgaria sur une étiquette, pensez-y !

Plus respectable que le « made in China », moins cher que le « fabriqué en France », la Bulgarie est devenue l’atelier de confection de l’Europe. Des dizaine...

L'inspiration, le modèle sur-mesure en tissu 100% cupro dans un rouge profond en réalité moins vermillon que sur les pho...
07/03/2026

L'inspiration, le modèle sur-mesure en tissu 100% cupro dans un rouge profond en réalité moins vermillon que sur les photos. Un joli travail plutôt délicat avec de belles finitions à la main. Bravo !

Oser les (grandes) fleurs ! C'est l'printemps qui arrive en avance avec la jupe d'A., dans un coton  Marimekko 🏵️
07/03/2026

Oser les (grandes) fleurs !
C'est l'printemps qui arrive en avance avec la jupe d'A., dans un coton Marimekko 🏵️

Entre les cours ... Avoir quitté l'Education Nationale en 2006 fait que je n'ai plus de copies à corriger, à la place je...
12/02/2026

Entre les cours ...
Avoir quitté l'Education Nationale en 2006 fait que je n'ai plus de copies à corriger, à la place je corrige des patrons et j'adore ça 😁
(Mise à la taille actuelle d'un patron tiré d'un vêtement confectionné il y a longtemps par une de mes élèves et qui est trop petit, par superposition du patron à modifier sur le patron sur-mesure actualisé). Oui, c'est technique.

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