08/01/2026
Qu'est ce que je peux nous souhaiter pour cette nouvelle année ?
Qu'est ce qui est vraiment Important ?
Et bien, je dirais de connaître une vraie liberté intérieure !
Si on y réfléchie deux secondes, quelqu'un qui serait doué d'une vraie liberté intérieure, serait une personne sur laquelle les aléas de l'existence n'auraient plus de prise, son degré de bien être, de bonheur, de joie, de chaleur humaine serait complètement indépendant des circonstances extérieures, qu'il soit malade ou bien portant, pauvre ou riche, seul ou entouré, au milieu de circonstances considérées agréables ou au prise avec des circonstances extrêmement adverses, il serait toujours aussi heureux, pas plus dans un sens, pas moins dans l'autre.
Avec la douce chaleur de l'amour qu'on porte et qu'on reçoit, et la joie qui nous éclaire le cœur, c'est certainement l'une des qualités les plus utiles qui soit pour des êtres comme nous, nous qui sommes doués de sentiments et de tant de sensibilité !
C'est pourquoi, je pense que c'est la meilleure chose que je puisse nous souhaiter !
Personnellement, le peu de liberté intérieure que j'ai acquis, je pense que je le dois à un début de réflexion qui m'a accompagné toute mon existence et que j'ai creusée autant qu'il m'était possible de le faire.
C'est pourquoi, j'ai envie de le partager avec vous.
Je vais certainement enfoncer une porte ouverte mais bon, je n'ai que ça à offrir.
Aussi loin que je me souvienne, cette réflexion a pris naissance en moi, un été de mon enfance, sur une plage.
Le souvenir de ce moment est toujours très clair dans ma mémoire, c'était il y a un peu plus de quarante ans.
Je vois ma mère, dans sa jeunesse, allongée sur une natte, détendue, prennant le soleil.
Je suis assis à côté d'elle, je suis bien.
Il fait doux, il n'y a pas de vent et la mer est calme.
Je délaisse un temps mes jeux de sable pour me perdre en réflexion.
Je pensais à ce que j'allais faire à l'avenir, quels métiers je pourrais exercer.
Vétérinaire? Policier? Etc.
A un moment, à force, j'ai eu le sentiment qu'ils étaient comme autant de rôle que je pourrais jouer, comme un acteur qui en change au gré des pièces qu'il joue mais sans jamais cesser d'être lui-même.
Comme autant de vêtements qu'on enfile avant d'en changer, qui parrent notre corps, et qui lui donne une autre apparence alors que lui, reste le même.
De fil en aiguille, j'en arrivais à me demander qu'est ce que je suis au fond?
Je ne suis pas ce que je fais, que je sois président ou bien vagabond, je change de casquette mais je ne suis pas la casquette, je ne vaux pas plus d'un côté, pas moins de l'autre.
Alors, qu'est ce que je suis?
Un fils? Mais je suis aussi un petit fils, mon grand-père est tellement fier de moi, un neveu, un cousin, un demi frère etc.
Je suis à la fois tout ça et rien de tout ça !
Ce ne sont qu'autant d'étiquettes !
A ce moment là, je n'arrive pas à définir ce que je suis alors je commence à définir ce que je ne suis pas.
Je commence à chercher ce que je pourrais être; indépendamment de ce qui me défini maintenant ou qui pourrait me définir à l'avenir.
Je ne suis pas à un écolier, je ne serai pas plus un collégien, un lycéen, je ne pourrai pas plus être la fonction que j'occuperai, le métier que j'exercerai, tout ça, se sont des étiquettes transitoires et dont je changerai à un moment ou un autre.
Si j'étais ce que je fais, alors je disparaîtrai avec l'arrêt de cette condition momentanée et ça n'est jamais le cas.
Cette investigation d'enfant ne me quitte pas.
Et dépasse ce moment sur la plage.
Elle n'a fait que s'étendre et à chercher à débusquer toujours plus ce que je suis, ce que nous sommes.
Jeune adulte, je questionnai mon identification à mon orientation sexuelle, ça non plus ça n'est pas ce que nous sommes, que nous soyons hétéro, homo, bi, asexuels ce sont toujours des étiquettes qu'on se met, qui semblent nous définir mais qui ne sont pas ce que nous sommes.
Pas plus notre nom, on peut changer de nom, mais est ce que fondamentalement ça nous change, que je porte le nom de ma famille paternel ou celui de ma famille maternelle, ou toute autre appellation d'ailleurs, toujours une étiquette, ça ne dit toujours pas ce que je suis.
Je ne suis pas ce que je fais, je ne suis pas quelque appellation qu'on aurait bien voulu me donner, je ne suis pas mon orientation sexuelle, je ne suis pas mon corps, je ne suis pas mon genre; et c'est vrai pour moi, mais ça l'est également pour tout le monde...
Alors que sommes nous?
Toujours jeune adulte, toujours sans réponse satisfaisante, je décide alors de creuser plus profondément.
Je découvre alors les techniques traditionnelles d'investigation intérieure du Bouddhisme d'abord dans les lignées japonaise du Zen puis plus t**d celles des traditions tibétaines.
Je me dis que ces Traditions ont offert des outils pour trouver par soi même la réponse à des millers d'hommes et de femmes de toutes conditions, de toutes cultures et de toutes capacités intellectuelles au fil des millénaires et permis à certain(e)s d'aller jusqu'au bout du processus et de gagner une liberté intérieure complètement libre de toute circonstance et de révéler pleinement les qualités qui ont toujours été présentes dans leur esprit.
Comme toutes les personnes qui s'y applique, je prends petit à petit conscience que je ne suis pas les pensées, que je ne suis pas les émotions, que je ne suis pas les sensations qui me traversent.
Toutes sont comme les vagues qui s'élèvent de l'océan et y retournent.
Elles s'élèvent et disparaissent sans laisser de traces, si nous étions nos pensées, nous naîtrions avec elles et mourrions avec elles, de même pour nos émotions ou nos sensations.
Toutes ces petites prises de conscience, lorsqu'on les intègre pleinement et en profondeur, nous font gagner un peu plus, à chacune d'elles, en liberté intérieure.
Ça peut sembler des riens insignifiants mais combien de personnes courrent après l'argent, un poste, une réputation?
Combien se comparent aux autres, dans tous les domaines imaginables, dans le sport, le travail, en famille, dans leur cercle d'amis etc ?
Combien pense qu'il n'y a qu'une façon de bien vivre sa vie?
Combien suivent les injonctions d'une époque?
D'une culture?
D'une famille ?
D'une belle famille ?
D'un cercle d'ami?
D'une société ?
D'une entreprise ?
Lorsqu'on a commencé à cesser de s'identifier à toutes ces étiquettes qui ne sont pas ce que nous sommes et ne peuvent nous définir, alors on peut commencer à être vraiment soi même, on a commencé à gagner en liberté intérieurement et on peut alors gagner en liberté extérieurement.
De même pour les personnes, plus habiles que moi, qui peuvent cesser de s'identifier à leurs pensées ou leurs émotions, qui les voient comme les nuages qui apparaissent et disparaissent dans le ciel et qui restent reliées au fond de leur conscience qui est comme le ciel dans lequel se forment les nuages, conscience semblable à l'espace, vide, insubstantielle, connaissante, sans centre ni périphérie qui jamais ne changent, jamais améliorée par les pensées étiquetées positives, jamais détériorée par les pensées étiquetées négatives, toujours présente en arrière plan, jamais perçue, jamais reconnue, sans commencement et -donc- sans fin, stable, pour ces personnes, elles, qui ont donné pleinement sens à leur existence, qu'importe les circonstances!
Moi même, je n'ai pas été loin dans ce processus et il n'a entamé que la surface de ce que je suis mais je lui dois -à ce questionnement- toute la liberté intérieure que j'ai pu acquérir !
Alors j'ai beaucoup d'appréciation pour ce qu'il m'a apporté et je sais qu'il peut apporter encore bien plus au personnes plus méritantes que moi, je le sais parce que j'en ai des exemples vivants autours de moi !
Alors que je couche par écrit tout ce qui me vient pêle mêle et d'un seul jet.
J'ai le net sentiment que c'est certainement la dernière fois que je vous présente mes vœux pour la nouvelle année occidentale sur cette page.
Alors encore une fois, à toutes et tous, mes meilleurs souhaits pour cette nouvelle année et les années à venir !
Prenez bien soin de vous !