Inspirées par le métissage des cultures et l’artisanat, leurs créations mêlent urbanité et traditions. Elles souhaitent créer un pont entre l’Afrique de l’ouest et l’Occident. Au delà des clichés et de l’engouement pour les imprimés wax, TISS’AME réinvente une manière d’utiliser les étoffes nobles et tissées à la main par des artisans du Sénégal et du Togo, selon un savoir faire ancestral. Pour dé
couvrir l’univers de la marque, il suffit de les accompagner à la découverte des petits secrets de Dakar et de Paris ; déambuler dans les nombreux marchés, chiner, Wakhaler (marchander, en wolof francisé) et tisser des liens ; traîner dans les lieux interlopes et rencontrer la diversité en bas de chez soi. En s’appuyant sur les savoir-faire d’artisans sénégalais, togolais et ivoiriens, elles attachent une grande importance à l’authenticité et à la qualité des matières de leurs lignes mode et maison
Tissage :
« La légende dit qu’un esprit enseigna le tissage à un homme de Caléquisse… (Guinée Bissau). Passé maître dans l’art de sublimer le pagne par ses couleurs et ses symboles variés, il finit par transmettre ce savoir-faire à ces congénères. » Véritable textile traditionnel d’Afrique de l’ouest, le pagne tissé constitue le fil conducteur des différentes collections. Le pagne tissé est réalisé en Afrique Subsaharienne, avec pour chaque ethnie, ses particularités : Faso Danfani au Burkina Faso, Kenté Ashanty au Ghana et Togo, Baoulé en Côte d’Ivoire ou Diola ou Mandjak au Sénégal… Aujourd’hui, Tiss’Ame prend le soin de choisir ses fils de couleur et les assortir. La marque perpétue cette transmission en créant des motifs contemporains à partir de thèmes traditionnels. Antonio, Ousman dit Le vieux, Arouna ou Kwasi sont nos tisserands partenaires. Travail des Métaux :
« Pour les Dogons du Mali, le fer est l’opposé symbolique du cuivre. Il est le maître de l’ombre et de la nuit, tandis que le cuivre est essentiellement symbole de lumière et de vie. »
Les bronzes (alliage de cuivre et d’étain) sont fabriqués selon la technique de la cire perdue. Les Akans, artisans bronziers de Côte d’Ivoire, réalisent des plaques de métal, autrefois monnaies d’échange, qui servent d’éléments de parures. La cour des orfèvres (ex Cour des Maures) à Dakar regorge de ces trésors d’artisanat et d’antiquités. A partir de ces pièces de bronze sélectionnées, Tiss’ame, décide de créer une ligne de boucles d’oreille. Assane et Gaye sont nos bijoutiers et antiquaires partenaires