Rvgged

Rvgged Des pensées et avis sur des productions culturelles. Sans langue de bois, sans politique ni éthique. Peace, bisous

Jean

J’AIME LA TENUE DE KEI NISHIKORI —————————————————————Revoilà deux de mes semaines préférées. Une période de l’année où ...
29/05/2019

J’AIME LA TENUE DE KEI NISHIKORI —————————————————————
Revoilà deux de mes semaines préférées. Une période de l’année où je dépose mon cerveau au placard pour me consacrer au rebond et son écho, l’œil fixé aux vibrations du filet (0,91m de hauteur au milieu, 1,07 sur les extrémités), la mémoire en ébullition: j’ai plus souvent accordé de temps à Roland Garros qu’à n’importe quel événement sportif sans pour autant avoir tant apprécier que ça pratiquer le tennis deux années durant entre 13 et 14 ans.

Évidemment, je possédais une paire de Nike Court magnifique.

L’arbitre en poste sur la rencontre opposant le français Tsonga au japonais Nishikori est magnifique; je plains d’ailleurs sa présence: en ce premier set le jeu est tendu et le mordant des actions laisse présager qu’il ne va pas falloir commettre d’erreurs d’arbitrage, d’autant plus que le public étant certainement majoritairement français et le défi du japonais consistant possiblement à aller plus loin que les 1/8 de finale atteints l’an passé la tension va être palpable.

Je ne ressens cet enthousiasme à l’égard d’aucun autre sport alors que d’autres Opens et tournois légendaires ne m’intéressent pas plus que ça! C’est étrange, je crois que j’ai même plus de plaisir à suivre le tennis que l’actualité du niveau du skateboard contemporain alors que j’étais dévoué à sa pratique pendant près de quinze ans.

J’ai reconnu David Douillet dans les gradins, à un moment où Tsonga se reproche une inattention l’amenant à devoir supporter deux jeux consécutifs perdus en début de deuxième set. Ça me rappelle une blague entendue dans un film à propos d’une variété de w**d appelée la David Douillet: « elle a l’air sympa mais tu tires une latte et PAAAWW: elle t’envoie au tapis! »

La montre Rolex mesurant l’évolution du temps sur le cours me rappelle à l’ordre: ma séance de kiné est à 15h. Il ne faut pas traîner.









CINÉMA —————————————————————« Muere, Munstruo, Muere », Alejandro Fadel.Je quitte la salle en me disant que je n’ai cert...
21/05/2019

CINÉMA —————————————————————
« Muere, Munstruo, Muere », Alejandro Fadel.

Je quitte la salle en me disant que je n’ai certainement rien compris sans pour autant trouver le travail inutile et ennuyeux.

Vous êtes bien loin du compte - mais j’ai toutefois eu besoin d’avoir recours à un regard critique plus affûté que le mien pour savoir si je faisais fausse route dans la conception de mon avis. En outre, j’ai consulté un des premiers sites de critiques que j’ai trouvé sur Google à partir de mots clés de recherche plutôt basiques; il s’avère que le site avoir-alire.machintruc se figure comme votre serviteur qu’il y a certainement un côté Twin Peaks dans ce paranormal/fantastique/what the f**k argentin. Le reste des références étant trop pointues j’ai abandonné la conception d’autres parallèles savamment branlés pour impressionner la galerie, d’autant qu’il serait compliqué de ne pas, pour le coup, spoiler le dénouement - si tant est qu’il en existe un et, attention, le site référent vous gâche le plaisir de découvrir « le » petit truc du film.

J’ai taché de raconter un tant soit peu à mon frère ce que j’avais ressenti en quittant le cinoche. C’était compliqué, alors j’ai parlé de l’aspect « taillé dans la roche » de l’acteur central (principal n’est pas le mot, je ne sais pas qui est l’acteur principal de ce film en définitive tant c’est réducteur de concevoir que celui-ci est forcément celui qu’on voit le plus apparaître à l’écran). Le mec est une gu**le. On imagine sans effort son visage cinquante ans en arrière et on se dit qu’aujourd’hui il incarne le « j’en ai toujours chié un max » à la perfection, la tronche du mec foutu. La gu**le cassée par le pathos et le misérabilisme inhérent aux flics de campagne. Un peu comme un Martin Riggs dans ses premières scènes de l’Arme Fatale mais sans coupe mullet ce qui rendrait sa « tentative » de su***de vachement plus badass.

Bref, dans ce thriller quasi-onirique, le « je sais que je ne sais rien » vaut son pesant de cacahuètes et il vaut mieux laisser son cerveau au garage pour apprécier les plans et travaux de cadrages et de lumières on ne peut plus chiadés de la pellicule. Cela rappelle Twin Peaks encore un peu.

Mais dans Twin Peaks, y a peu de place réservée à la crasse, aux larmes, coulures de bave et de morve et à la verge.

Have a sit, enjoy.











Il A TERMINÉ UN BOUQUIN —————————————————————« Une belle histoire du temps » Stephen Hawking, Champs sciences.Yup. J’ai ...
21/05/2019

Il A TERMINÉ UN BOUQUIN —————————————————————
« Une belle histoire du temps » Stephen Hawking, Champs sciences.

Yup. J’ai visionné le biopic sur Netflix il y a quelques mois et je me suis posé des questions. Par exemple: quand mon père me répétait, souffrant de devoir m’expliquer un énième problème de mathématiques « Jean, c’est du français. » mon refus catégorique de vouloir (plutôt que pouvoir) considérer une certaine forme de logique n’a-t-il pas engendré dans mon comportement de tous les instants la frustration qui amène à l’ennui et la dépression?

Certes, je vais - pour ainsi dire - loin... dans l’infiniment petit. Une fois passé par la case hospitalisation et rééducation, la patience fut de rigueur - à tel point qu’elle a nécessité un encrage dans l’épiderme de mon torse pour que jamais je n’oublie son enseignement. La souffrance physique, mentale et morale chez le patient voit s’affronter les domaines spirituels et scientifiques. Du moins, c’est ainsi que cela s’est traduit au sein de mon organisme, de mes passions et de mon quotidien. Cette confrontation entre l’attente de résultats (de progression et de récupération, fussent-elles complètes) - un objectif presque in-atteignable puisque 76% Incertain (coucou FLUOGLACIAL) - et le fait de s’en remettre à une quelconque divinité passagère pour affronter la difficulté de l’attente est un phénomène que l’être humain ne peut que difficilement supporter s’il se considère comme un individu dont le seul but sur Terre n’est pas de j***r de la connaissance et de la Lumière mais d’atteindre la jouissance des plaisirs les plus matériels. Afin de lutter contre la surpuissance de l’ego qui est la pire des aberrations crées par l’homme et ce, malgré l’enchaînement des paradigmes et des théories qui alièneraient presque le vivant si l’on ne considérait pas leur dimension ludique, il faut s’en remettre à la science et à la philosophie. Comme il est écrit dans les dernières pages de cet ouvrage, la « seule tâche qui demeure pour le philosophe est la science du langage ». Autrement dit, le partage de la connaissance et de l’émerveillement devant le temps qui nous est imparti pour la compréhension de notre univers, de fait: « [...] cette idée d’un Dieu qui pourrait avoir envie de changer d’avis est un exemple de l’erreur, soulignée par Saint-Augustin, qui consiste à voir Dieu comme un être existant dans le temps: le temps n’est qu’une propriété de l’Univers créé par Dieu. Et si nous supposons l’existence de Dieu, nous pouvons alors supposer qu’Il savait ce qu’Il faisait en le créant! ».

Ainsi, le langage (« C’est du français, mon fils) est une vertu des plus puissantes pour le bonheur. La communication de cet état de jouissance à laisser s’échapper mon abrutissement et mon refus catégorique de considérer les choses dans leur élément scientifique est la principale qualité de cet ouvrage possiblement décrié par quelques personnalités bien plus érudites que moi. Je sais que je ne sais pas. Je sais que je peux savoir. Toi aussi.

PS: J’ai lu quelques trucs ces derniers mois, de Virginie Despentes à de la série B/série Z un brin slasher/porno. Outre son essai « King Kong Theory » ou le premier tome de « Vernon Subutex », le reste m’a fait c***r. Ça ne veut rien dire et j’ai même eu une altercation avec une femme un peu névrosée (ce n’est que mon avis) qui n’a pas supporté mon opinion sur le passage du livre à l’écran de « Vernon Subutex » notamment le personnage d’Alex Bleach qui est ridicule. J’expliquais l’autre jour à des amis âgés de la vingtaine que j’avais toujours cherché à lutter contre certaines formes de divertissement en ceci qu’elles nous font occulter une part de réel. Je ne fais que peu de faveurs à l’égard du romantisme ou de la fiction - peut-être pour cette raison que je me fais souvent basher dans mes critiques de film! D’après moi, seul le réel compte. Et l’instant présent. Les émotions/passions doivent être contrôlées et savamment triées. Et à cet instant, je ressens comme Marcel Pagnol cette chaleur lorsqu’il décide, enfant de consacrer sa vie à la science, juste en considérant l’alimentation de la lampe électrique.

Bisous












UN AUTRE INSTANT CINÉ —————————————————————« El Reino » Rodrigo Sorogoyen, 2019.Thriller politique assez intense, « El R...
10/05/2019

UN AUTRE INSTANT CINÉ —————————————————————
« El Reino » Rodrigo Sorogoyen, 2019.

Thriller politique assez intense, « El Reino » invite Antonio de la Torre AKA Manuel López-Vidal, homme politique espagnol amené à entrer à la direction nationale de son parti, à se démerder pour ne pas couler dans une affaire de corruption, pots-de-vin, trafic d’influence et j’en passe qui risquerait de le fo**re au trou et l’empêcher d’aller jusqu’à la bouée quand il va nager avec sa fille...

Le contexte est assez contemporain, s’inspire d’une actualité politique assez raccord avec le climat européen - c’est d’ailleurs plutôt sympa de la part du réalisateur d’avoir eu ce projet complètement différent de son film « Que Dios nos perdone » de 2016 et d’avoir pris la décision s’embourber un casting d’acteurs dans les miasmes du pouvoir et de leur donner des rôles, émotions et réactions complètement différents à cet égard.

Outre la thématique, la réalisation dépeint avec un sacré souci du détail l’ambiance thriller: contrastes poussés, travail de lumière chiadé, plans étudiés, caméra au point bref une succession de techniques bien maîtrisées qui tiennent en haleine le long de ces deux heures de film.

Bien que « El Reino » soit un peu long j’ai trouvé la fin hyper expéditive. À vous de juger mais cette scène a un effet « Ah tchao, co***rd! » que j’ai trouvé un peu moyen!









Jonas Åkerlund « Lord Of Chaos »—————————————————————Putlocker m’a gratifié d’une excellente soirée hier: le streaming d...
09/05/2019

Jonas Åkerlund « Lord Of Chaos »
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Putlocker m’a gratifié d’une excellente soirée hier: le streaming du film « Lord Of Chaos » sorti en 2018 étant en ligne sur leur site je me suis permis de le mater sans m’attendre à quoi que ce soit de spécial mais en définitive j’ai plutôt passé un bon moment!

Explications: Black Metal ist Mickey Mouse et Jonas Åkerlund qui a pourtant participé aux débuts de Bathory avant de réaliser des clips de pop-stars nous le prouve à bien des égards!

First of (f)all: le personnage de Varg Vikernes. Tous mes amis initiés ayant vu le film se sont marrés en observant un Count Grishnark rondouillard interprété par Emory Cohen - cet « acteur juif » pour reprendre les termes de Vikernes lui-même. Celui-ci s’est offusqué de la connerie de son personnage à l’écran: « j’ai jamais fait de partouze », « je respecte les femmes... » Notre immigré préféré a quand même diffusé un peu moins d’une dizaine de vidéos sur sa chaîne YouTube pour témoigner de son mécontentement à l’égard du film et de sa réalisation. C’est vrai qu’il passe pour un beau bouffon.

Tout l’inverse de Jack Kilmer, rejeton de Val, qui interprète magnifiquement Dead AKA Per Yngve Ohlin. J’ai toujours apprécié ce que j’ai pu lire à propos de ce jeune suédois au second degré exacerbé. Le jeune acteur campe une espèce de poète paumé ressemblant trait pour trait à ce que j’imaginais. Lorsqu’il décide de se faire sauter le caisson laissant son aura hanter le personnage d’Euronymous (Oysten Aarseth) tout le film durant on assiste à la seule chose qui aurait pu faire de l’Inner Circle une bande d’artistes situ un peu paumés et de « Lord Of Chaos » un document d’Histoire sous-culturelle intéressant mais non: vous faites bien face à la bande de plus gros losers du rock & roll!

Si je devais un jour faire partie d’un groupe de black metal, mes deux principales influences seraient indéniablement Mayhem et Burzum. Musicalement, il n’y a pas à tortiller de la fesse, je retrouve dans l’authenticité de leur musique tout ce que j’ai à retenir de la seconde vague de black metal, dont les leaders principaux étaient quasiment tous norvégiens. L’héritage désespérément punk de Mayhem au grand damn de Vikernes qui souhaitera plus t**d renier les racines afro-américaines du rock et du blues dans sa musique (je salue le défi soit dit en passant) constitue tout ce que j’aime chez ce genre musical particulier: constater qu’une fois encore on a affaire à une bande de sales petits cons de blancs est un réel plaisir. Les incendies d’Église qui n’ont jamais été perçus comme de véritables actes de rébellion contre une quelconque forme d’establishment viennent appuyer le délire...

Jamais je n’aurais imaginé que l’on fasse un jour de l’Inner Circle et des enfantillages Burzum/Mayhem un biopic. C’est quand même le fond du panier de la promotion culturelle et cela renforce encore plus toute la connerie du genre black metal... OK: je suis fan du style! Mais j’ai l’impression que de tous les genres musicaux un peu subversifs c’est toutefois le plus ridicule et un des plus mainstream si l’on s’appuie sur le registre du rocambolesque...

Je connais si bien l’Histoire du black metal norvégien que je me demandais comment ne pas rendre l’assassinat d’Euronymous - incarné par un frangin Culkin assez doué - encore plus stupide que tout ce film. Cette histoire de règlement de compte de type cour de récré a toujours été des plus DÉ-BI-LES. Jonas Åkerlund a gardé cette idée - mais que vont penser tous les parents un peu bobo qui verront ce film en pensant aux goûts musicaux un peu douteux de leurs rejetons??

« Mais gamin!!! Remets-toi à Dylan et Leonard Cohen, bo**el! »










IL S’EST FAIT UNE TOILE ET ÇA LUI A RAPPELÉ DES SOUVENIRS ————————-—————————————————————Lundi soir, mise en place d’un r...
08/05/2019

IL S’EST FAIT UNE TOILE ET ÇA LUI A RAPPELÉ DES SOUVENIRS ————————-
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Lundi soir, mise en place d’un rendez-vous ciné avec ma pote - ô joie: « Mid 90’s » de Jonah Hill passe mardi à 21h50 à l’Utopia.

J’en attendais beaucoup car j’ai bien connu le contexte de ce film, ayant découvert le skateboard quelques années après le personnage incarné par le chérubin Sunny Suljic. Les premières scènes, l’introduction des personnages, le « mood » global... tout ça, je l’ai vécu. Les mêmes interrogations, la même attirance, l’impatience, les découvertes planantes, le mimétisme, appartenir à un groupe... En observant le bonnet du personnage incarné par Olan Prenatt, me traverse l’idée que la marque Droors qui renaît de ses cendres aujourd’hui et ressort une nouvelle collection dégueulasse n’aura jamais l’essence de ce qu’elle était à l’époque... Visionner ce film c’est replonger dans le passé de chaque gamin qui a commencé le skateboard au milieu ou à la fin des années 90, c’est d’ailleurs certainement ce qui lui cause du tort: honnêtement, le gros problème de « Mid 90’s » c’est qu’il n’y a pas d’histoire. Je pense que ce film plaira beaucoup plus aux personnes qui ne sont jamais montées sur un skateboard de leur vie et qui n’ont jamais fait partie d’un groupe de jeunes garçons (oui) qui avaient tant de choses à (se) prouver. C’était un pari osé pour Jonah Hill de créer une histoire digne de ce nom à partir de cet univers qui - même si nous aurions rêvé de commencer le skateboard aux U.S. - est commun à beaucoup de kids... Tout ce trip lié au skateboard de l’époque, je pense qu’on en est tous revenu avec beaucoup de désillusions, comme pour le punk, ou n’importe quelle sous-culture d’ailleurs.

Sunny Suljic ressemble à s’y méprendre à un copain que j’avais à l’époque qui avait 3 ou 4 ans de moins que moi. Ils étaient deux petits mecs de 11 ou 12 ans à n’avoir que le skate en tête, tellement que ça leur embrouillait le cerveau au max. Ils ont pu percer dans cet univers des années après (parutions, sponsors...) tout en faisant la fête et profitant de leur jeunesse. Et puis, la lassitude des blessures multiples et les salaires faits de royalties ont fait leur temps. De mon côté, je m’amusais beaucoup à skater mais surtout récolter un maximum d’informations et de connaissances sur la musique qui lui était liée: tous ces trucs hardcore que sont le punk, le metal ou le hip-hop. C’est la musique qui m’a permis de « décrocher » de tout ce qui est abrutissant dans le skate, principalement le temps perdu à croire que l’on deviendra une rockstar ou que l’on montera un shop, une marque, ainsi que cette aptitude à ne pas être passionné par autre chose... Mais, montrer l’envers du décor n’aurait pas été intéressant sur grand écran!

Toutefois, Na-Kel Smith assure comme acteur, le souci des détails est épatant, l’image magnifique. Un film divertissant, ni plus ni moins!










JE VOUS PRÉSENTE CE QUI SERA PROBABLEMENT MON ALBUM PUNK FAVORI DE 2019————————————————————— Nightwatchers « La Paix Ou ...
23/04/2019

JE VOUS PRÉSENTE CE QUI SERA PROBABLEMENT MON ALBUM PUNK FAVORI DE 2019

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Nightwatchers « La Paix Ou Le Sable »

Juste avant le dernier concert d’Ho99o9 auquel j’ai assisté il y a quelques jours un camarade me confiait à quel point j’allais aimer ce disque, tout simplement parce qu’on discutait de tragédies et d’Histoire. Tenir une conversation d’adultes énervés et lettrés dans une SMAC étant une de mes occupations préférées j’ai conservé ce conseil dans un coin de ma mémoire ultra sélective, ai attendu de trouver l’album sur iTunes et de l’enclencher pendant une séance de sport pour ausculter les paroles et tomber vraiment de haut lorsque j’ai eu besoin de précisions sur ce que j’ai cru entendre. Je vous laisse découvrir les mots des musiciens à propos de leur travail:

(Source Facebook)

« Before presenting the lyrics of this new record, we wanted to write the following text as a clarification, in order to explain our intention and to put words into context.

All the present lyrics deal with the abuses and acts of violence perpetrated by the French State within three of its Colonial Empires and territories: Indochina (1887-1954), Algeria (1830-1962) and Cameroon (1916-1960). These lyrics are adaptations of excerpts taken from two books: “Les crimes de l’armée française : Algérie 1954-1962” by Pierre Vidal-Naquet (2001), and “La guerre du Cameroun : l’invention de la Françafrique, 1948-1971,” by Thomas Deltombe, Manuel Domergue and Jacob Tatsitsa (2016). The choice of focusing on these three specific territories is not insignificant. Indeed, we decided to follow the logical continuity caused by the succession of these three-armed conflicts.

The lyrics were written with the objective of raising awareness about the reality of the occupation and colonial violence that were systematically perpetrated throughout all French colonial territories during several centuries, and this, officially, until 1962.

They also reflect the organization and philosophy of the colonial system. They highlight a side of French History that sometimes remains unknown, poorly known, or even denied. As in 2009, when Prime Minister François Fillon during an official trip in Yaoundé – capital city of Cameroon – declared that the involvement of the French army in the Cameroon War was nothing but “pure fabrication.” Beyond the fact that this war did actually happen, it laid the groundwork for French neo-colonialism through the invention and creation of the Françafrican1 system.

Can we understand the present French society without taking into account its connections with the old colonial Empire? In 1976, Michel Foucault underlined that colonization “also had a considerable boomerang effect on the mechanisms of power in the West, and on the apparatuses, institutions, and techniques of power. […] And the result was that the West could practice something resembling colonization, or an internal colonialism, on itself.” Colonization was the experimental field of power systems that would end up by profoundly transforming European modern societies.

Beyond the apparatuses of power that are insuring the republican governance, the present time connects with this History through a double movement.

The first movement identified by Bancel and Blanchard is the existing continuity in terms of social representations made by “native-born French people” towards populations with an “immigrant background” and coming from old colonized territories. Indeed, representations of the “typical indigenous person” are still deeply rooted in some people’s minds. They resurge regularly to the hazards of current events. The rise of a post-Arab Spring radical Islamism or the European migrant crisis are popular topics for a part of the conservative right and the conservative left.In 1954, the Algerian War brought back in mainland France the negative stereotypes towards Arabs: “Cruelty, treachery, dissimulation, fanaticism, barbarism, etc. We find these images and stereotypes on the posters and leaflets published by the French army in Algeria and in France, but also, in magazines, such as Paris-Match or Radar. It is a real shock for part of the French population to realize that despite all ‘our’ efforts, ‘they’ refuse to become civilized and continue to display their differences. Eight decades of colonial propaganda have deluded the public opinion with multiple colonial myths that end up being discordant with the politico-military situation at the time: active cooperation of local populations, modernization in constant progression, increasing hygiene and education rates. Aside from the denunciation of the eternal communist plot, we postulate on the feudal conceptions of ‘fellaghas2’, and their atavistic obscurantism. In short, we identify them as partisans of a step backwards that would wipe out all the generous efforts made by mainland France. Ultimately, shouldn’t we acknowledge that the independence in countries like Algeria or even Guinea and Indochina, is the actual image of countries aiming for disaster and going back to their tribal demons, to barbarism, and, in short, to their pre-colonial ages… in the heart of darkness?” (Blanchard, 2014) Isn’t the “coffee shops war3”, which brought into conflict partisans of the FLN and the MNA in the suburbs of Lille or Paris, from 1954 and up until the end of the Algerian War, another proof of their barbarism? Isn’t the gratuitous violence during juvenile riots against police forces and French institutions that burst regularly since the 1980s another proof of their ungratefulness and refusal to be integrated? The several urban policies that target, via theirs “anti-hot summer” plans (ed. read “anti-riot and anti-discontent summer” plans), young boys with colonial immigration backgrounds have for objectives “the civic moralization of pre-delinquents – their compliance with republican values.” (Bonnemaison, 1990) “The objective is indeed to assimilate these imperfect French children, to first locate them, define them, separate them from their parents, and transform them far away.” (Jablonka, 2013)

The second movement is the existing continuity in terms of social representations made by French people with immigrant and colonial backgrounds towards law enforcement agencies and the French State. After the “riots” of 2005, Malika Mansouri identified and analyzed these “cysts” specific to the French colonial history. “Cysts” that nowadays continue to structure both the relation to the past, via the family’s history, and the relation to the present time, via the transposition through space and time of some young inhabitants with “foreign origins.” (2013) The relationships they have with the police, the world of work and school feed feelings of inferiority, disrespect, injustice, lack of recognition, as well as academic and professional discriminations. The racist behaviors and acts of violence that their relatives suffer from, the general disillusion towards political promises and tirades about Equality and Fraternity are elements that are passed on from generation to generation and that shape the conflicting relationship with France.

“Tarik is currently in his third year of Psychology Studies. […] The school system and the police are omnipresent in his discourse. He describes the middle schools located in ‘Priority Education Zones’ as machines made to ‘disorient’ young people by pushing them almost systematically towards short studies. He suspects that this specific orientation choice from teachers is probably ‘unconscious,’ but that the consequence is nevertheless really serious as it results in demotivating a large majority of young people who finally end up being in school failure. […] Tarik doesn’t tolerate the conflation made between delinquents and foreigners or assimilated foreigners. He is himself systematically the victim of such conflations. Tarik continues by reaffirming that ‘immigrants’ are ‘confined’ in ‘prison-like districts,’ which is convenient for the State, as it wants to keep these populations under its control. […] For his mother who has kept her ‘hatred for the settlers,’ the police would have been the first French colonizer that came to ‘tarnish’ her ‘land.’ Therefore, the younger generations would feel a ‘hatred of cops,’ feeling that have its source in the ‘collective unconsciousness,’ and that would result in the assimilation of the picture of yesterday’s colonizer with today’s police forces.” (Mansouri, 2013, pp. 81-83).

The colonial heritage is then present “on both sides.” If the post-colonial theories certainly can’t be sufficient in order to explain the issues that animate the relationship between the French State and its citizens originally coming from old colonies, excluding these issues and proclaiming that we are “all equal” is nothing else than burying our heads in the sand. We are not all equal.

Colonial history is anchored in the violence created by power dynamics and patterns of domination/submission. Such violence is the result of a civilization that, for a really long time, has considered itself as morally and culturally superior to others. Thus, such civilization ended up classifying and hierarchizing foreign people according to their value. The Enlightenment spirit that was contributing to and influencing the French Revolution could have, or, as one might think, should have put an end to the French colonial system and its expansion. Paradoxically, the latter was strengthened. The values of the Republic and its belief in the universal aspect of its principles have justified the use of the worst methods in the name of peace and progress. Is it the paradox of an unfinished revolution? “Peace to our neighbors! Anathema to the French name! Eternal hatred of France! Let this be our cry!” proclaimed in 1804 the declaration of independence of the Haitian Republic. All subjects of the colonial Empire are considered at equal distance from the point of reference: the white republican man of mainland France. “We attribute to the populations of the Empire some common paradigms. Those paradigms do not completely iron out the differences that exist between these different populations, but distinguish them from the role models of the white man, the mainlander, the conqueror. […] All the official iconography tends to demonstrate that an assimilation policy would not transform the colonized populations into ‘little French people’ before centuries. […] In other words, assimilation is applicable for lands, not for people, except of course for an elite described as ‘educated’ that can occupy some high and important functions in mainland France, such as Biaise Diagne (first African deputy who represented Senegal in the French Parliament in 1914), or later, Félix Houphouët-Boigny (Minister during the Fourth Republic). The promotion of this elite becomes the tangible proof of the validity of the system. System that is capable of perfectly assimilating the most ‘brilliant’ indigenous people” (Blanchard, 2014).

You might think that all this is old story and that people have actually changed their minds and evolved regarding those issues. But in 2005, a project for a Memorial Act promoted by minister of the Armed Forces Michèle Alliot-Marie was stating that “school courses should recognize in particular the positive role of the French presence overseas, notably in North Africa, and treat the history and the sacrifices of veterans of the French army originating from these territories in a properly appreciative way.” In 2018, some polemists have no problem to publicly show their support for old actors of French Algeria who “died for France,” and to state that: “this Mr. Audin4 […] I think that he would have deserved to be executed by receiving 12 bullets.”

The Algerian War and colonization are still taboo subjects in France. They generate strong polemics and divide the French population. Kept in the dark, these topics deserve that we take the time to go back in detail on some facts: on what France did within its colonies; on the ideological foundations of colonial violence; on the nature of the relation between the French colonial Empire and indigenous populations. While reading these narratives and testimonies of old conscripts, everyone will be able to judge the validity and legitimacy of France’s intentions, as well as the fundamental principles of the French republican model of integration.

Our first two records were focusing on law enforcement practices, in the broad sense of the term: polis. It is important to understand that what you have here is nothing less than a logical continuation. These lyrics allow us to discern preventive and coercive logics – specific to the colonial system – that have not completely disappeared within law enforcement, educational and social French institutions, as well as among the practices of their representatives. Such logics still structure part of the relationship maintained between the State and the inhabitants of popular districts from colonial immigration descent, or assimilated.

1. What we name Françafrique is the french postcolonial presence and influence in Africa.
2. Members of the FLN (Front de Libération Nationale : liberation front during the Algerian war)
3. Partisans of the FLN and of the MNA (Mouvement National Algérien, the other main algerian liberation front) were also at war during that period. The conflict extended to mainland France, where they both used to attack their enemies on the café terraces.
4. Maurice Audin was a member of the Algerian Communist Party. He was arrested by the French army during the Battle of Algiers on June 11, 1957 and died during his captivity, murdered. »

Bon, voilà. Tout est dit. Le sujet est parfait. Vive la France. Je pense sincèrement qu’on ne remerciera jamais assez Nightwatchers d’élaborer avec une telle efficacité un cours d’éducation populaire digne de ce nom. Un vrai pied de nez à l’Education Nationale et son hypocrisie, un doigt d’honneur adressé aux Institutions et au pouvoir en place. Knowledge reigns supreme over nearly everybody les frangins-frangines. Il faut faire tourner ce disque autant que possible et distribuer Michel Foucault dans les premiers concerts punk de nos petits potes.

Merci Nightwatchers , vraiment merci.

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Boulevard D'auteuil
Paris
75016

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