07/09/2025
Jeune diabétique dans le déni : comprendre, agir, prévenir
Recevoir un diagnostic de diabète à 15, 20 ou même 25 ans, c’est brutal.
Beaucoup de jeunes diabétiques qu’ils soient de type 1 ou de type 2, traversent une période de déni, ils refusent la réalité, rejettent les contraintes et parfois prennent des risques pour “vivre comme les autres”.
Mais ce déni, s’il n’est pas accompagné, peut devenir dangereux.
Pourquoi le déni ?
Chez les jeunes, le diabète entre en collision avec une période de vie où l’on a envie de liberté, d’insouciance, de normalité.
Refuser les contrôles de glycémie pour “oublier qu’on est malade”.
Ne pas prendre son insuline ou ses médicaments pour “ne pas se sentir différent”.
Cacher sa maladie à ses amis ou à ses proches par honte ou peur du jugement.
Boire beaucoup d’alcool lors de sortie entre amis sans faire attention.
Le déni devient une façon de protéger son image… mais au prix de sa santé.
⚠️ Les dangers du déni
Un diabète mal pris en charge entraîne des risques graves, parfois dès le court terme :
Hypoglycémies sévères : perte de connaissance, malaise, urgence vitale.
Hyperglycémies répétées : fatigue extrême, soif intense, perte de poids, risque d’acidocétose (potentiellement mortelle).
Complications précoces : atteinte des reins, des yeux, des nerfs, du cœur.
À long terme, ignorer la maladie peut réduire considérablement l’espérance de vie et la qualité de vie.
Les solutions pour sortir du déni
1. Créer un espace de parole
Le jeune a besoin d’exprimer sa colère, sa peur, son refus.
Un suivi psychologique, des groupes de parole avec d’autres jeunes diabétiques ou un diabétique expérimenté qui est passé par là et qui s’en est sorti et témoigne et discute avec le jeune ou un accompagnement associatif peuvent aider à briser l’isolement.
2. Redonner du pouvoir au patient
Plutôt que de subir les contraintes, apprendre à devenir acteur de sa maladie change tout.
Comprendre ce qui se passe dans le corps.
Découvrir comment l’alimentation, le sport, les soins influencent directement la glycémie.
Utiliser les nouvelles technologies (capteurs de glycémie, pompes à insuline) pour plus de liberté.
3. Impliquer les proches
Famille, amis, enseignants, collègues…
Quand l’entourage comprend mieux le diabète, le jeune se sent moins seul et moins “différent”.
4. Valoriser la vie malgré le diabète
Il est essentiel de rappeler aux jeunes qu’avec une prise en charge adaptée, ils peuvent :
• voyager,
• pratiquer du sport,
• avoir des projets,
• mener une vie épanouie.
Le diabète impose des règles, mais il ne détruit pas les rêves.
Message clé
Le déni est une étape fréquente, presque normale, après l’annonce d’un diabète chez un jeune.
Mais rester bloqué dans ce refus peut coûter cher.
La clé, c’est l’accompagnement, le dialogue, et l’apprentissage progressif.
Le diabète ne disparaît pas.
Mais avec du soutien, il cesse d’être un fardeau pour devenir un défi que l’on apprend à relever.
Courage à toutes et tous.