10/05/2026
Une année de plus.
Et avec elle, une autre manière d’habiter le monde.
Une nouvelle année que j’accueille avec une profonde gratitude.
Il y a quelques années encore, je ne savais pas que la Guadeloupe deviendrait un point d’ancrage. Je ne savais pas non plus qu’elle transformerait ma manière de créer, de regarder, de construire.
Ici, tout semble plus proche de la matière, du vivant, du mouvement.
Aujourd’hui, je regarde le chemin parcouru sans chercher à le figer. Parce que j’ai appris que les meilleures choses se construisent avec le temps, dans le silence parfois, dans l’exigence toujours.
Je regarde ce parcours comme on observe une pièce en cours de création : avec lucidité, mais aussi avec une forme de gratitude pour ce qui est encore en train de se dessiner.
Aujourd’hui, je prends aussi le temps de reconnaître le travail accompli. De me remercier pour la persévérance, pour la résilience, pour cette fidélité à une direction intérieure, même lorsque le chemin semblait incertain et qu'il l'est encore aujourd'hui.
Je ressens une profonde gratitude envers mes parents, qui m’ont transmis la valeur du travail, mais aussi celle, essentielle, de l’amour de ce que l’on fait.
Et une gratitude particulière pour mon identité.
Être une femme guadeloupéenne.
Et plus précisément, une femme de Marie-Galante.
Ce territoire discret, souvent sous-estimé, et pourtant d’une richesse immense.
Un peu à l’image de mon propre parcours.
Un début entouré de doutes, de remarques, de projections extérieures :
“Mais tu t’es prise pour Jean-Paul Gaultier ?”
“Comment tu vas faire, sans contacts dans la mode ?”
Et pourtant, j’ai toujours cru une chose.
Ce n’est pas la comparaison qui construit un chemin.
C’est la décision de le tracer.
Alors en ce 10 mai, et avec mes 31 ans, je vous souhaite ceci :
De décider, à votre tour, d’être la personne que vous choisissez de devenir.
Car il n’est jamais trop t**d pour commencer à le devenir.