17/05/2026
Une commerçante ivoirienne, une cliente malienne,un colis expédié avec confiance.
Un car brûlé sur une route malienne.
La marchandise est partie en fumée. Et maintenant une question douloureuse s'impose entre deux femmes qui n'ont rien demandé à personne — qui rembourse qui ?
Cette histoire m'a brisé le cœur parce qu'elle dit une vérité que personne ne veut regarder en face.
Le terrorisme au Mali n'est pas qu'un problème malien.
Il frappe la commerçante ivoirienne qui perd sa marchandise. Il frappe la cliente malienne qui attend son colis. Il frappe le transporteur guinéen qui n'ose plus faire la route. Il frappe le grossiste sénégalais qui ne livre plus. Il frappe le producteur burkinabè dont les filières sont coupées.
Toute la sous région saigne de ces mêmes blessures.
Nos économies sont liées. Nos routes sont communes. Nos marchés se nourrissent les uns les autres depuis des générations. Ce que les terroristes détruisent au Mali ne s'arrête pas à nos frontières — ça traverse la Côte d'Ivoire, le Sénégal, la Guinée, le Burkina, le Niger, le Togo et au-delà.
La blessure est commune et non propre à un seul pays !
Pendant que nous nous divisons — sur la politique, sur les frontières, sur les vieilles rivalités — eux avancent. Coordonnés. Organisés. Sans frontières.
La réponse ne peut pas être solitaire face à une menace qui ne l'est pas.
L'union de nos peuples n'est pas un slogan. C'est une nécessité de survie économique et humaine.
Cette commerçante ivoirienne et cette cliente malienne ne se sont pas choisies ennemies. Elles sont toutes les deux victimes du même monstre.
Il est temps que nos peuples le regardent ensemble.
🤲 Que Allah protège nos commerçants, nos routes et notre solidarité ouest africaine.