14/05/2026
Les origines de MarieC ; 20 ans de passion, de résilience et
de magie ❤️
J’avais quelques années à peine quand je rêvais en secret de devenir designer de mode ! Avec ma meilleure amie Lyne, nous passions des heures à dessiner des catalogues remplis de nos créations du jour. Sans limite, nous étions notre rêve : tout était possible. Je me souviens de la clarté et de la passion qui m’habitaient à cette époque.
Un jour banal, où j’ai partagé mon grand rêve avec un adulte… Je ne me souviens que de la paire de jambes en jeans. Mon rêve s’est écroulé. Comme un adulte insensible à la portée de ses mots — et qui m’a probablement projeté ses propres insécurités —, il a coupé mon élan en me partageant son avis : un avenir incertain, une carrière instable, et le fait que ça coûtait cher. Bref, il m’a convaincue que ce n’était pas viable, pas une bonne idée… Je me souviens encore de cette terrible sensation, comme si le sol se retirait sous mes pieds, comme si le temps s’arrêtait autour de mon cœur brisé. C’était la pire nouvelle au monde.
Pour ne pas montrer que tout mon monde s’écroulait, j’ai refoulé mes émotions et enfoui mon rêve très loin.
On a joué à autre chose : dansé déguisé sur les tounes de Michael Jackson, Bananarama, Boy George, joué à la « cacanne »… L’école s’en est mêlée, et le temps a filé.
J’ai eu la chance d’avoir une bonne étoile : j’ai pu me diriger en arts au cégep, ouf ! Puis, après 2 ans de voyage, j’ai changé de ville. L’Université Concordia s’est révélée un terrain parfait pour nourrir ma soif de créativité et d’exploration, dans un cadre où l’expression authentique à travers l’art et la performance était non seulement encouragée, mais au cœur même de l’expérience.
Rapidement, la vie m’a offert un super papa, et hop : après quatre ans, deux enfants sont nés. L’art était toujours là, surtout après la naissance du deuxième. Plusieurs toiles ont vu le jour, des expositions aussi… La créativité foisonnait !
Quand le deuxième enfant a eu deux ans, il est entré à la garderie. Cela a sonné le retour au « travail ». Après une brève et infructueuse tentative de travailler pour quelqu’un d’autre, la réalité s’est imposée avec évidence. C’était plus fort que moi : je devais poursuivre ce qui me passionne, ce qui résonne avec mon essence ! J’avais quelques économies de côté pour tenir trois mois, j’ai donné ma démission et… je me suis lancée dans le vide, totalement. Profondément, je savais qu’un nouveau départ voulait naître. Je ne pouvais plus me sacrifier pour « faire de l’argent ». De toute façon, ça criait en moi que je devais trouver une voie qui me passionne pour être heureuse dans la vie.
Du courage, de la foi, de l’écoute et de la curiosité : le rêve est ressurgi.
Oui, oui !
Il a fallu beaucoup d’espace et de confiance en la vie pour que la lumière atteigne enfin cette vieille blessure d’enfant. Ouf !
Je me suis souvenue!…
De ce terrain fertile et naïf où tout était possible, MarieC est née.
En 2007, j’ai eu trente ans, et mes premiers pantalons trois-quarts ont été le premier style, le hit de l’été qui a suivi. Ensuite, tout a déboulé ! De bouche à oreille, mes vêtements ont atterri dans des boutiques qui mettaient en valeur les créateurs québécois aux quatre coins du Québec.
Avec deux jeunes enfants, chaque collection — créée dans ma cuisine — était un vrai miracle ! Tous les détails entourant la couture, tous les « chapeaux » qu’il faut porter en tant qu’entrepreneure, je les ai appris sur le tas, au fur et à mesure que MarieC grandissait et se développait.
Merci à ma mère, qui m’avait transmis les rudiments de la couture !
Deux ans plus t**d, l’enfant numéro trois est arrivé. Ce fut un bel apprentissage : je me suis retrouvée face à un choix crucial : prendre une année sabbatique ou déléguer. Et c’est en dépassant ma résistance au deuxième choix que j’ai reçu le cadeau de la confiance, du partenariat et de l’abondance.
La passion de faire ce que j’aime m’a toujours donné le courage, la folie, la vision, la concentration et l’énergie nécessaires pour créer vingt collections d’été… et bientôt vingt collections d’automne-hiver !
Tous les défis rencontrés et relevés au fil de ces vingt ans ont forgé qui je suis aujourd’hui : une femme entrepreneure, oui, mais surtout une humaine en constante évolution.
J’éprouve une immense gratitude pour tout ce processus…
Au courage et à la vision de la femme de trente ans que j’étais.
À tous ceux qui m’ont soutenue tout au long du chemin. MERCI.
Une pensée toute spéciale pour mes enfants, qui m’ont vue travailler dur, mais en faisant ce que j’aime — et en étant là pour eux aux moments importants.
Je me sens fière de pouvoir offrir de la beauté à travers des vêtements tissés d’amour, de soin et de valeurs écologiques.
…
Vingt ans plus t**d, je me sens toujours aussi ouverte, curieuse et excitée par tout ce qui peut encore se déployer devant moi.
Et ça continue ❤️